Le directeur général de Stellantis, Antonio Filosa, a présenté son plan "Fastlane 2030" le 21 mai. Ce plan s'inscrit dans un contexte de redressement après une perte financière significative l'année précédente. Filosa a souligné : "Nous allons investir 60 milliards d'euros dans les actifs mondiaux, en développant des technologies qui pourront être déployées dans toutes nos marques, tant en Europe qu'à l'international." (BFM Business)
"Nous allons croître avec rentabilité", a déclaré Filosa, soulignant l'importance de la structure de ce plan.
Une approche renouvelée
Filosa a spécifiquement mis l'accent sur l'importance des partenariats avec des fabricants chinois pour renforcer la position de Stellantis en Europe face à une concurrence croissante. Le groupe prévoit de collaborer avec Leapmotor pour deux nouveaux modèles à Madrid et avec Dongfeng pour produire des véhicules à l'usine de Rennes.
"Nous croyons fermement en une relation gagnant-gagnant, comme l'établit notre partenariat avec Leapmotor, que nous extensionnerons avec Dongfeng," a-t-il ajouté.
Tandis que Stellantis ne prévoit pas de fermeture d'usines sur le continent, il a annoncé une baisse significative de sa production annuelle de 800.000 unités. Ce modèle de partage des capacités de production devrait, espère Filosa, renforcer l'usage de ses sites industriels tout en diversifiant l'offre. "Nous œuvrons pour faire croître ensemble notre réseau de distribution, en sélectionnant précisément les modèles à commercialiser," a-t-il expliqué.
Antonio Filosa prend l'exemple de l'usine de Madrid qui assemblera des modèles Leapmotor, mettant ainsi en avant un segment qui n'est pas encore exploité par Stellantis sous ses différentes marques. Quant à Dongfeng, l'accent sera mis sur leur marque Voyah, dédiée aux véhicules de grande taille, montrant la volonté d'éviter la cannibalisation dans le réseau de distribution.
Le futur de Stellantis
À propos de son prédécesseur, Carlos Tavares, Filosa a préféré ne pas commenter, affirmant que "le passé est le passé". Son objectif est de bâtir un avenir solide en s'appuyant sur les équipes multinationales de Stellantis, notamment en Europe et en Asie. Il a également annoncé des retours de véhicules emblématiques, comme la future 2CV électrique, attendue en 2028 avec un prix compétitif de moins de 15.000 euros.







