Le groupe automobile, résultat de l'alliance franco-italo-américaine, a fait part de cette décision coup de poing, en ligne avec son plan d'investissement de 60 milliards d'euros pour stimuler sa croissance et sa rentabilité. Cette réduction s'accompagnera d'une reconversion de certaines usines, comme celle de Poissy (France), et du développement de partenariats, notamment avec le constructeur chinois Leapmotor à Madrid et Saragosse, ainsi qu'avec Dongfeng à Rennes.
Ces mesures visent à porter le taux d'utilisation des capacités de production de 60 % à 80 % d'ici 2030. Selon les experts de l'industrie, cette stratégie est cruciale pour faire face à des défis économiques croissants. En effet, le directeur général Antonio Filosa a précisé que cette réorganisation visait à garantir des "prix abordables" et à rationaliser les coûts, particulièrement après les pertes significatives anticipées pour 2025.
Cotation en Bourse suspendue
À la suite de ces annonces, la cotation de Stellantis a été suspendue temporairement sur le marché boursier après une chute de 6,68 % du titre. À la reprise de la cotation, l'action se maintenait à 6,07 euros, enregistrant une perte persistante de 5,63 %. Ces fluctuations soulèvent des inquiétudes au sujet de la performance du constructeur et de l'impact de ces réductions sur l'emploi.
Les réactions sont mitigées. Certains analystes, comme ceux du quotidien économique Les Échos, craignent que cette réduction de production n'affecte non seulement l'emploi, mais aussi la réputation de l'entreprise sur le marché européen. D'autres, cependant, estiment que cette stratégie pourrait s'avérer nécessaire pour faire face à l'évolution rapide de l'industrie automobile vers des technologies plus vertes et durables.







