Environ 430 membres d'équipage de la flottille pour Gaza, interceptés lundi par l'armée israélienne près de Chypre, ont été amenés de force en Israël. Selon l'organisation de défense des droits de l'homme Adalah, ces militants ont été détenus à la prison de Ktziot, mais leur porte-parole, Oren Marmorstein, a récemment annoncé leur expulsion sans préciser s'ils ont été jugés.
Un porte-parole d'Adalah a mentionné que les captifs ne seront pas présentés devant des tribunaux, ayant été transférés vers l'aéroport de Ramon pour l'expulsion. Les militants égyptiens et jordaniens ont été retournés dans leur pays via Taba et Aqaba.
La Turquie a prévu trois vols spéciaux pour rapatrier 78 de ses citoyens, alors que 37 ressortissants français ont également été expulsés. Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascal Confavreux, a affirmé que ceux-ci seraient assistés à leur arrivée à Istanbul pour un retour rapide.
« Partisans terroristes du Hamas »
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a justifié l'interception, déclarant qu'Israël avait le droit d'empêcher l'entrée de flottilles, perçues comme un soutien à Hamas, qui a initié le conflit en attaquant Israël le 7 octobre 2023. Cependant, une vidéo récente diffusée par le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a soulevé une vague de controverse. Dans celle-ci, des militants étaient présentés agenouillés, mains liées, ce qui a suscité des réactions négatives tant au niveau international que national.
Gideon Saar, ministre des Affaires étrangères, a dénoncé ces scènes comme indignes des valeurs israéliennes et accusé Ben Gvir d'endommager l'image du pays. Cette vidéo a également déclenché des réactions vives de la part des gouvernements concernés, Rome exigeant des excuses et appelant l'Union européenne à considérer des sanctions.
Alors que le traitement des détenus reste controversé, les tensions entre Israël et les pays ayant des citoyens impliqués dans cette affaire risquent de perdurer, exacerbées par la politique de Ben Gvir qui reste, selon ses partisans, une source de fierté.







