Stellantis prépare le retour tant attendu de la mythique 2CV de Citroën en version électrique. Les Échos et France Inter ont récemment confirmé cette initiative, qui pourrait redonner vie à un modèle emblématique, vendu à plus de 5 millions d'exemplaires jusqu'en 1990.
Pour les amateurs de voitures historiques, l'annonce est une bonne nouvelle : la « Deudeuche », symbole de liberté et d'aventure, pourrait bientôt retrouver sa place sur nos routes. À l'origine, ce modèle avait pour mission de démocratiser l'automobile et d’en faire une option accessible pour tous.
L'ancêtre de la Deudeuche : une histoire fascinante
La 2CV ne sort pas de nulle part. Elle est le fruit d'une démarche innovante initiée dans les années 1930 avec le projet de la Toute Petite Voiture (TPV) par Citroën. À cette époque, l'automobile était un luxe, et le but était de créer un véhicule accessible tout en gardant un conditionnement de confort.
André Lefèbvre, ingénieur en charge du projet, avait pour mission de concevoir un véhicule capable de transporter deux cultivateurs en sabots avec leur récolte, tout en respectant une consommation de trois litres d'essence aux cent kilomètres. Cependant, la guerre a interrompu ce projet prometteur et les prototypes ont été cachés ou détruits.
Une popularité fulgurante
C'est en 1948 que la 2CV refait surface, lors du Salon de l'automobile de Paris, sous une forme améliorée. À la fois robuste et économique, elle conquiert rapidement le cœur des Français. En effet, de 1949 jusqu'à 1990, plus de 5,1 millions d'unités ont été écoulées, faisant de cette petite merveille l'un des véhicules les plus vendus de l'histoire automobile de France.
Ce succès massif a été accompagné d'une image forte, celle d'un véhicule qui prône la liberté et l'aventure, tout en offrant un confort de conduite sans équivalent pour l’époque.
Un surnom qui témoigne de son unicité
À l'international, la 2CV n'échappe pas aux légendes : en Allemagne, elle est surnommée le « Canard » en raison de sa silhouette particulière, parfois comparée à celle du vilain petit canard du conte. Ce surnom a su séduire les étudiants qui l’ont adoptée au fil des années.
Une icône de la culture populaire
La 2CV est rapidement devenue une référence culturelle, apparaissant dans des clips, des jeux vidéo, et même au cinéma. Dans le film Le Corniaud, elle est célèbre pour une scène hilarante où elle se disloque à Paris. De même, son passage marquant dans Le Gendarme de Saint-Tropez, sous les mains de Louis de Funès, a cimenté sa place dans le cœur des Français.
Une passion inébranlable
Depuis sa création, la 2CV a su rassembler de fervents admirateurs. Les clubs qui lui sont dédiés comme celui des 2CV de l’Orléanais témoignent de cet engouement. Chaque année, un championnat de 2CV cross rassemble des passionnés. Et aujourd’hui, 115 clubs régionaux existent à travers la France, témoignant d’une flamme toujours vivante.
Avec cette nouvelle version électrique de la 2CV, Citroën et Stellantis espèrent raviver des souvenirs tout en s'inscrivant dans une démarche durable et moderne. En somme, la Deudeuche ne serait pas seulement un retour sur la route, mais aussi un pas vers l'avenir.







