Ce mardi, la Suède a annoncé l'acquisition de quatre frégates de défense et d'intervention (FDI) auprès de l'entreprise française Naval Group, dont le site de construction est situé à Lorient. Cette décision s'inscrit dans le cadre d'une stratégie de réarmement impulsée par l'augmentation des tensions géopolitiques, notamment après le début de la guerre en Ukraine.
Naval Group a été choisi parmi plusieurs concurrents, incluant des entreprises britanniques et espagnoles. Selon le Premier ministre suédois, Ulf Kristersson, ce contrat représente "l'un des plus grands investissements de la Suède dans le domaine de la défense depuis l'introduction de l'avion de chasse Gripen dans les années 80". La première frégate devrait être livrée en 2030, avec des livraisons successives par la suite.
Ce développement est d'autant plus significatif que, comme l'indique le Premier ministre, "cela représente un triplement des capacités de défense antiaérienne de la Suède". À ce jour, la Suède intensifie ses efforts de modernisation militaire en prévision de son adhésion à l'Otan prévue pour 2024. Cette commande représente également une revanche pour Naval Group, qui avait perdu une compétition similaire en Norvège l'année passée au profit de frégates britanniques.
Un témoignage de l'excellence industrielle de Lorient
Fabrice Loher, président de Lorient Agglomération, a salué ce contrat comme une "reconnaissance internationale de l'excellence industrielle lorientaise", soulignant les compétences des ingénieurs, techniciens et ouvriers locaux. Il considère cette commande comme une affirmation du positionnement du site de Lorient en tant que leader sur le marché européen de la défense navale.
Les frégates de défense et d'intervention de Naval Group, déjà commandées en plusieurs exemplaires par la France et la Grèce, sont conçues pour combattre des menaces aussi diverses que sous-marines, aériennes ou de surface. Ces navires peuvent être équipés de jusqu'à 32 silos de missiles antiaériens Aster 30, capables de neutraliser des aéronefs ou missiles ennemis.
En somme, ce contrat avec la Suède ne symbolise pas seulement une avancée pour Naval Group, mais également pour l'ensemble de l'industrie militaire française. Comme l'évoquent plusieurs experts, cet investissement pourrait renforcer la collaboration militaire européenne dans un contexte de sécurité en constante évolution.







