Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, a exprimé son soutien aux aides ciblées en faveur des secteurs confrontés à la hausse des prix du carburant. Elle a souligné la nécessité d’étendre ces mesures pour inclure les aides à domicile et les enseignants itinérants lors d'une interview diffusée dimanche sur Franceinfo, France Inter et Le Monde.
Léon a affirmé que le Premier ministre a bien fait d'aller vers des solutions progressives avec des aides spécifiques. Le ministre des Collectivités, Sébastien Lecornu, a déjà annoncé qu’un nouveau paquet d’aides serait élaboré en mai, visant les professionnels les plus affectés, tels que les agriculteurs, les pêcheurs et les transporteurs routiers. À la fin du mois de mars, un plan de 70 millions d'euros avait été mis en place, mais il ne couvrait que le mois d'avril.
« Apprendre de la crise énergétique de 2022, exacerbée par la guerre en Ukraine, est crucial. Les aides non ciblées ont généré d’énormes coûts publics sans résultats tangibles », a commenté Léon. Elle a insisté sur l'importance de concentrer l'aide là où elle est le plus nécessaire, afin de garantir que chaque euro dépensé soit véritablement utile pour les travailleurs concernés.
La leader syndicale a plaidé pour un soutien accru « pour les aides à domicile », qui, selon elle, dépendent fortement de leur véhicule et sont rémunérées 12 euros de l'heure, avec une indemnité kilométrique actuellement fixée à seulement 0,35 euro par kilomètre. « Ce modèle est insoutenable », a-t-elle averti.
Elle a également évoqué le cas des « enseignants itinérants » qui effectuent des remplacements dans plusieurs établissements, ainsi que celui des aides-soignantes. En somme, Léon a appelé à un soutien ciblé pour tous ceux qui utilisent leur véhicule pour aller travailler. De nombreux experts, comme l’économiste du travail Jean-Pierre Corniou, partagent ce besoin urgent d’une aide prolongée et adaptée à la réalité des travailleurs précaires.







