Le directeur de l'Observatoire de la consommation à l'UFC Que Choisir, Grégory Caret, a récemment averti d'une augmentation prévisible des prix en rayon de 4 à 5 % dans les mois à venir, conséquence directe du conflit en Iran.
Cette hausse, comme l'a expliqué Caret sur RMC, devrait s’étendre sur plusieurs mois, tout en tenant compte d’un accord signé par les industriels et la grande distribution au 1er mars qui fixe les prix pour l'année, mais avec des clauses de révision en cas de hausse des coûts de l'énergie et des matières premières.
Selon Caret, les premiers produits touchés seront ceux à forte rotation, tels que les produits laitiers et frais dont la date de péremption est courte. Des marques telles que Lactalis (Président, Lactel, Galbani) ont déjà indiqué qu'elles devront répercuter ces augmentations sur le prix final pour les consommateurs.
Viendront ensuite d'autres catégories, notamment les produits d'hygiène et de beauté, qui dépendent également des hydrocarbures. Cependant, Caret rassure, prévoyant que cette augmentation ne sera pas aussi sévère que celle observée après le conflit en Ukraine, qui avait entraîné des hausses de 20 à 25 % en un an.
Enfin, concernant la hausse des prix des carburants, qui a enregistré une forte montée depuis le début des hostilités au Moyen-Orient en fin février, il alerte sur la nécessité pour les Français de faire des choix et de privilégier les dépenses essentielles telles que le transport, l'énergie de chauffage et l'alimentation.
Alors que la situation évolue, le suivi des prix sera crucial pour les consommateurs, à mesure que les conséquences de ces conflits se répercutent sur le marché.







