L'affaire entourant Rima Hassan, eurodéputée de La France Insoumise, a pris un tournant décisif. L'enquête relative à la « découverte d'un produit stupéfiant » dans son sac a été classée sans suite, comme l'a confirmé son avocat, Vincent Brengarth. Ce dernier dénonce un « naufrage médiatique et judiciaire » qui a gravement porté atteinte à la réputation de l'élue.
Dans un post sur le réseau social X, Rima Hassan exprime sa détermination à rétablir la vérité, indiquant que des plaintes sont actuellement à l'étude contre ceux qui ont propagé ces informations fallacieuses. Elle a toujours maintenu que les substances en question étaient destinées à un usage médical, soutenue par un ticket de caisse acheté dans une boutique de CBD à Bruxelles.
La garde à vue de Rima Hassan, attendue de manière médiatique, avait été jugée en fonction de ses précédents posts sur les réseaux sociaux, notamment concernant l'apologie du terrorisme. À cet égard, le parquet de Paris avait évoqué la présence de substances pouvant inclure du CBD et de la 3MMC, une drogue de synthèse, mais les résultats d'analyses complémentaires sont encore en attente.
L'IGJ concernée par les fuites
Les accusations grave concernant les fuites à la presse sont également sur la table. Vincent Brengarth qualifie ces fuites de « déloyales et illégales », affirmant qu'elles visent à nuire à Rima Hassan de manière intentionnelle. Le Garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a pris position, annonçant la saisine de l'Inspection Générale de la Justice pour enquêter sur ces fuites.
Une cabale politique dénoncée
Dans le contexte politique tendu, la France Insoumise parle de « cabale politique » visant l'eurodéputée, révélant une profonde préoccupation concernant l'intégrité de la justice et du traitement médiatique autour de cette affaire. Le Canard Enchaîné a allégué des échanges inappropriés entre des juges et des journalistes durant la garde à vue, ce qui fait l'objet d'une plainte pour diffamation.
La France Insoumise estime que cette affaire met en lumière une crise du droit qui affecte la politique française et revendique le rétablissement d'une justice équitable. Le parti indique avoir déjà saisi l'Arcom, le régulateur des médias, en raison de ce traitement médiatique jugé diffamatoire.
Rima Hassan et son équipe continuent de lutter pour faire valoir leurs droits et de répondre à ces accusations, tout en appelant à la vigilance du public envers les méthodes parfois utilisées dans le cadre de la politique.







