Mercredi, une opération aérienne dans la ville de Koutoum, en pleine zone de conflit du Darfour-Nord, a provoqué la mort de 12 civils, dont six enfants, selon des sources médicales et des militants locaux rapportés par l'AFP. Les victimes ont été transportées à l'hôpital de la localité, alors que 16 autres personnes ont été blessées, y compris des femmes et des enfants entrant actuellement en soins.
Le comité de résistance d'El-Facher, un collectif engagé dans la défense des droits humains, a attribué la responsabilité de cette attaque à l'armée, qui est en guerre depuis avril 2023 contre les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR). L'incident a eu lieu dans le quartier d'Al-Salama, non loin d'une école pour filles, aggravant ainsi l'angoisse au sein de la communauté.
La semaine précédente, les Nations Unies avaient averti que les frappes de drones avaient entraîné la mort de plus de 500 civils depuis le début de l'année. Les experts alertent sur « l'impact dévastateur » de ces attaques dans des zones densément peuplées. Ce conflit a déjà coûté la vie à des dizaines de milliers de personnes et a provoqué le déplacement de plus de 11 millions d'individus, créant ce que l'ONU qualifie de « pire crise humanitaire au monde ». En outre, l'organisation internationale a déclaré la famine dans plusieurs régions touchées par la violence, alors que les deux belligérants font face à de graves accusations d'exactions, dont des violences sexuelles et des massacres, rapportées par de nombreux témoignages et enquêtes.







