Dans son dernier numéro, Tempo dévoile une image alarmante du gouvernement des Indonésie, figuré comme sur une bonbonne de gaz sur le point d'éclater. Intitulé “Carburant sous pression, gaz introuvable”, l'article met en évidence l'optimisme suspect des dirigeants, malgré la crise énergétique qui se profile en raison de l'escalade des tensions dans le détroit d’Ormuz.

Alors que d'autres grandes économies asiatiques prennent des mesures d'urgence, l'Indonésie, qui dépend de manière significative des importations de pétrole et de gaz, semble ralentir. Avec au moins 25 % de ses importations de pétrole et 30 % de gaz liquéfié passant par cette voie, l'attitude détachée de Jakarta est troublante.

Depuis le début des tensions au Moyen-Orient, le gouvernement a tenté de rassurer sa population en mettant en avant des réserves pouvant couvrir 21 jours de consommation. Cependant, des pays comme le Japon, avec des stocks plus solides, ont choisi de puiser dans leurs réserves stratégiques.

Un déni inquiétant

Pour Tempo, cette attitude repose sur un déni flagrant des réalités économiques. Les finances publiques sont déjà sous pression, avec des subventions énergétiques dont le coût augmente dramatiquement chaque fois que le brut prend de la valeur. Des experts économiques soulignent que les mesures en place, comme le rationnement à 50 litres par jour, ne couvrent pas le déficit budgétaire causé par cette crise.

De plus, comme le précise Tempo, la majorité des travailleurs indonésiens ne dépendent pas des voitures pour leurs déplacements, rendant les plafonds de consommation inefficaces. À cela s'ajoute la problématique du gaz, qui devient cruciale, puisqu'une pénurie affecterait des millions de foyers qui dépendent de cet énergétique pour cuisiner.

Une réflexion de l'un des articles du numéro avance qu'il est grand temps d'envisager une augmentation des prix des carburants, la seule option solide pour éviter un effondrement du budget d'État. Bien que cette décision semble impopulaire, les conséquences d'un effondrement budgétaire pourraient s'avérer bien plus graves. Comme le note Tempo, pour un président qui aspire à faire de l'Indonésie un ‘Tigre de l’Asie’, il est temps d'agir avec fermeté et sérieux.