Investir régulièrement pour constituer une épargne est essentiel. Cependant, savoir comment faire fructifier cet argent à court, moyen et long terme est tout aussi important. En France, les investisseurs disposent d'une variété d'instruments financiers pour diversifier et sécuriser leur portefeuille. Parmi eux, les actions de société représentent un moyen attrayant d’augmenter son capital. Acheter des actions permet non seulement de générer des plus-values lors de la cession, mais également de recevoir des dividendes. Explorons ensemble la notion de dividende, les différents outils d'investissement et la fiscalité qui les entoure.
Notions clés : dividende et action de société
Avant d'aborder la question de la fiscalité, il est fondamental de définir ce que sont le dividende et l'action.
Qu’est-ce qu’un dividende ?
Le dividende représente le revenu que perçoit un actionnaire de la part d'une société. Ce versement est proportionnel au bénéfice réalisé par l'entreprise durant une période donnée. Les dividendes peuvent être versés en espèces ou en actions nouvelles, représentant ainsi une part des bénéfices de la société. Pour en bénéficier, il est impératif que la société ait décidé d’en distribuer, ce qui est fréquent chez les entreprises matures.
Qu’est-ce qu’une action ?
Une action est une fraction du capital d'une société. L’actionnaire possède donc une part de l’entreprise en fonction du nombre d’actions détenues. Différentes catégories d'actions existent, notamment :
- Actions ordinaires
- Actions de préférence
- Actions cotées et non cotées
- Actions nominatives et au porteur
Les actions ordinaires sont les plus courantes et permettent aux investisseurs de recevoir des dividendes lorsque le conseil d'administration en décide ainsi. Les actions peuvent être acquises à la fois sur les marchés primaires et secondaires.
Outils pour investir dans des actions de société
Investir dans des actions permet de bénéficier de dividendes, mais toutes les entreprises ne distribuent pas ces derniers. Pour identifier celles qui le font, il suffit de consulter les bilans comptables. Par exemple, des sociétés comme L’Oréal, Axa et Sanofi distribuent des dividendes.
Les trois principaux outils d'investissement
Les investisseurs peuvent choisir parmi plusieurs outils pour acquérir des actions de sociétés :
- L'assurance vie, offrant un contrat multisupport combinant fonds en euros et actions
- Le plan d’épargne en actions (PEA), un outil réglementé pour investir sur les marchés européens
- Le compte titres ordinaire (CTO), qui permet une large gamme d'investissements mais sans avantages fiscaux spécifiques
Avantages et inconvénients de chaque produit
Chacun de ces outils présente des points positifs et des limites :
- PEA : Exonération d'impôts après 5 ans mais limité au marché européen.
- CTO : Flexibilité et large choix, mais aucune optimisation fiscale.
- Assurance vie : Fiscalité réduite après 8 ans, mais choix de titres pouvant être restreint.
Fiscalité des dividendes versés par des actions de société
Les dividendes perçus par le biais d'actions peuvent être soumis à deux régimes fiscaux :
- Le prélèvement forfaitaire unique (PFU), soit 30 % de prélèvement total (12,8 % d'impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux).
- Le barème progressif de l'impôt sur le revenu, avec un abattement de 40 %.
Cette fiscalité s'applique aux sociétés domiciliées en France ou en Europe, et peut varier pour celles basées à l'étranger.
Optimisation fiscale des dividendes
Selon l’outil d’investissement, la fiscalité peut être plus ou moins avantageuse :
- Dans un PEA, les dividendes sont exonérés d’impôts après 5 ans.
- Avec une assurance vie, les retraits peuvent être taxés à un taux réduit après 8 ans.
Retardement de la taxation des dividendes
Pour certains revenus de capitaux, comme ceux perçus dans une assurance vie ou un PEA, il est possible de retarder l'application de la Flat Tax. Les dividendes ne sont pas taxés immédiatement, contrairement aux comptes titres ordinaires, où les dividendes sont imposés dès leur versement.
En somme, il est crucial d'évaluer son profil d'investisseur, d'identifier ses objectifs et de choisir les outils adéquats, le cas échéant avec l'aide d'un conseiller financier. Cela permettra de mieux naviguer dans le monde des dividendes et d'optimiser ses investissements.







