Tout l’été, l’intrigante rose trémière ne cesse de s’allonger, renouvelant ses grandes fleurs au charme désuet. Préférant le soleil et une terre caillouteuse, elle se ressème à foison au pied des murs qui lui servent de support.
pléthore de noms
Connue sous plusieurs appellations telles qu’Alcée rose, passerose ou encore rose à bâton, la rose trémière, dont le nom proviendrait de "rose d'outremer", serait importée d'Asie vers 1573. Botaniquement, elle se nomme Alcea rosea et ne doit pas être confondue avec l’hibiscus althéa.
semis à gogo
Pendant vos balades estivales, n’hésitez pas à récolter des graines trouvées dans les capsules bien sèches. À semer en juillet dans de petits pots ou directement en pleine terre au printemps. Grâce aux hybridations naturelles par le biais des insectes butineurs, vous découvrirez des fleurs dans une variété de couleurs inattendues.
quand elle rouille...
Malheureusement, la rose trémière n’est pas à l’abri des maladies. Un champignon provoque souvent des pustules de rouille sur son feuillage. Il est conseillé de retirer les feuilles affectées et de traiter avec de la bouillie bordelaise au printemps.
Avec une hampe florale atteignant près de 2 mètres, ses fleurs se déclinent en plusieurs teintes de rose, avec des variétés rouges, pourpres, jaunes et même presque noires (Nigra). Pour des fleurs très doubles aux pétales volumineux, optez pour les Chater's Double.
Contrairement à son nom, la rose trémière n’est pas une rose, mais plutôt une proche de la mauve, classée parmi les fleurs bisannuelles, bien qu’elle puisse vivre plusieurs années. Originaire d’Asie occidentale, de Chine, du Proche-Orient et de Turquie, elle reste mystérieuse quant à ses origines. Capricieuse, elle n’apprécie pas d’être transplantée et peut peiner si le sol ne lui convient pas. Toutefois, elle se ressème sans compter sur les murs de l'île de Ré, nous étonnant sans cesse. Par ailleurs, elle s’avère tinctoriale, médicinale pour la circulation sanguine et se consomme même dans nos salades.







