Dans un rapport publié récemment, la Cour des comptes propose des pistes audacieuses pour alléger les dépenses de l'État. Ce document, révélé ce jeudi 9 janvier, suggère de réexaminer des avantages fiscaux, tels que le barème kilométrique et le crédit d'impôt pour les frais de garde d’enfants.
Réévaluation du barème kilométrique
Le barème kilométrique, qui permet aux contribuables de déduire leurs frais professionnels, est en ligne de mire. Les Sages de la Cour des comptes notent que ce barème a été régulièrement revalorisé, ayant atteint une hausse de 10% en 2022, suivi d'une autre de 5,4% en 2023. Cette hausse, jugée excessive, dépasse les augmentations des prix des carburants sur la même période. Selon les experts, les taux actuels survalent considérablement le coût réel d'utilisation des véhicules.
Pour rectifier cela, la Cour recommande une réduction de 14% du barème en 2025, avec des économies prévues de 530 millions d'euros cette année-là, puis 660 millions en 2026, et finalement 400 millions chaque année thereafter.
Le crédit d’impôt pour la garde d’enfants: un coût en forte hausse
Un autre point de préoccupation est le crédit d'impôt pour les frais de garde d’enfants de moins de six ans, qui a récemment vu son plafond relevé à 3 500 euros. Cette mesure a engendré un coût exponentiel, avec une augmentation de 274 millions d'euros en un an. En revanche, les tarifs des assistantes maternelles n'ont augmenté que de 5,3% en moyenne.
Face à cette situation, la Cour suggère de ramener le plafond de ce crédit d'impôt à 2 500 euros, ce qui permettrait d'économiser 200 millions d'euros pour l'État.







