L'assemblée générale de la Sepanso Landes, tenue samedi 28 mars à Dax, a été le théâtre d'accusations et de vives tensions entre les membres, déclenchant une guerre intestine au sein de l'association.
L’assemblée générale de la Sepanso Landes s’est transformée en véritable champ de bataille ce 28 mars 2026. Au cœur de la ferme de la Torte à Dax, les tensions étaient palpables avant même l’ouverture de l’ordre du jour. Les échanges houleux entre partisans et opposants de Georges Cingal, président de l’association, ont rapidement débordé. Après une heure de débats tumultueux, des membres du conseil d’administration, excédés, ont quitté la salle, dénonçant « un abus de pouvoir manifeste et une violation des règles élémentaires de fonctionnement collégial. »
Ce constat est le fruit de nombreux mois de tensions croissantes au sein de l’association de protection de l’environnement. Un an après le début des frictions internes, des conflits ont éclaté lors des réunions de conseil d’administration. En mars, la présence d’un trésorier et d’un secrétaire général absents a conduit à une réunion sans ressources essentielles, selon Georges Cingal, qui a déclaré : « Il était impossible d’examiner les comptes ou le rapport d’activité. » Les tensions se sont exacerbées lorsque Florence Delaunay a présenté sa démission, illustrant un climat de mécontentement généralisé.

Récemment, le 25 mars, huit des treize membres du conseil d’administration ont même demandé le report de l’assemblée générale, arguant qu’il fallait prioriser un bon fonctionnement associatif. Jean Dupouy a précisé : « Nous devons nous asseoir autour d’une table pour résoudre nos problèmes internes. Un fonctionnement pyramidal n’est plus acceptable. »
Litige et contestation
Au cours de l’assemblée, Daniel Verdier, administrateur, a évoqué une réunion antérieure où le conseil devait statuer sur un litige avec l’association Landes Aquitaine Environnement (LAE). Bernard Perrin, le trésorier, a confirmé ce litige, tout en insistant sur sa volonté d'en discuter lors de l’assemblée générale. Pourtant, le secrétaire général lui a reproché de ne pas avoir transmis les comptes à l'ensemble des membres, soulevant des interrogations sur la transparence.

Hervé Bouler, un administrateur et ancien secrétaire général, a tenté de clarifier les enjeux juridiques, affirmant : « Il serait malheureux qu'une contestation se retrouve devant le juge. J’ai consulté jusqu'à la Cour de cassation sans trouver de précédent semblable à notre situation. »
Après cette intervention, Jean-Marc Vigneaux, vice-président de la Sepanso Landes, a rappelé que la décision de report avait été collective, afin de garantir une discussion sereine. « Ces conflits consomment une énergie énorme inutilement. »
Une situation troublante
Face à cette situation chaotique, plusieurs adhérents ont exprimé leur désarroi. Laurent Delage, trésorier d’un autre groupe environnemental, a déclaré : « Je suis étonné par ce que je vois. J’aimerais que mes 350 adhérents connaissent les raisons de ce debacle. » Cathy Cayla a, quant à elle, qualifié la situation de « choquante », tout en louant le travail de Georges Cingal sur le littoral landais.










