Selon des renseignements obtenus par Le Parisien, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont décliné leurs convocations à la commission parlementaire dédiée à la neutralité de l’audiovisuel public, en avançant chacun des motifs différents.
Nicolas Sarkozy et François Hollande ne se prêteront pas à l'interrogatoire de la commission d’enquête parlementaire chargée d’étudier la question de la neutralité de l’audiovisuel public, rapportent nos confrères du Parisien. Les deux anciens présidents ont indiqué qu’ils ne se représenteraient pas pour la phase finale des auditions qui débute cette semaine.
Depuis fin novembre, les membres de la commission multiplient les auditions afin d’enrichir leur rapport. Environ 60 figures issues des médias, qu’ils soient publics, privés ou politiques, ont pris part à cette initiative. Le député Horizons, Jérémie Patrier-Leitus, président du groupe de travail a confié : "L'objectif est d’entendre ceux qui ont eu des responsabilités passées dans l’audiovisuel public après avoir écouté les acteurs en place."
Deux refus pour deux motifs différents
Ces témoignages tant attendus ne se concrétiseront pas. Nicolas Sarkozy a justifié son absence par des préoccupations liées à son actualité judiciaire. Un motif qualifié de "légitime" par le député Patrier-Leitus, qui a précisé que l’ancien président était disposé à fournir des réponses écrites si les parlementaires le désiraient. À l'inverse, François Hollande a refusé l’invitation en citant des "raisons constitutionnelles", se référant à l’article 67 de la Constitution concernant l’irresponsabilité présidentielle durant le mandat.
La procédure d’auditions est destinée à se terminer le 8 avril, avec une apparition attendue de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions. Le rapport final, sous la responsabilité du député UDR de l’Hérault, Charles Alloncle, devrait être disponible aux alentours du 24 avril, suivie d'une potentielle adoption.







