La journaliste Sonia Mabrouk a décidé de quitter Europe 1, marquant ainsi son retrait des médias liés à Vincent Bolloré. Cette annonce fait suite à sa démission précédente de CNews, où elle avait exprimé son désaccord face au maintien à l'antenne de Jean-Marc Morandini, condamné pour corruption de mineurs. Dans une déclaration à l'AFP, elle a confié : "Pour des raisons de cohérence, après avoir quitté CNews, et malgré mon attachement à Europe 1, j'ai pris la décision de démissionner de mon poste d'intervieweuse politique, où j'ai commencé ma carrière radio."
Lors de son départ, elle a remercié ses auditeurs fidèles et les équipes qui l'ont accompagnée durant près de quinze ans : "Je vais désormais me concentrer sur un heureux événement à venir, ainsi que sur la suite de ma carrière," a-t-elle ajouté, évoquant sa grossesse pour son deuxième enfant, prévue au printemps.
Concernant son départ de CNews, elle avait indiqué à l'époque avoir connu "une altération certaine" de sa relation avec une partie de la direction. Ce désaccord provenait du soutien accordé à Morandini malgré son passé controversé. Depuis son retrait, celui-ci a déclaré sur les réseaux sociaux chercher à rétablir un environnement de travail apaisé.
Les avis autour de ce départ sont partagés, et plusieurs experts des médias soulignent l'impact de cette décision sur la crédibilité des chaînes concernées. L'intervenante et consultante en médias, Claire Dupont, a affirmé : "La prise de position de Mabrouk pourrait influencer d'autres journalistes à suivre le même chemin en cas de désaccord éthique avec leur direction." D'autres voix comme celle de la ministre Aurore Bergé ont salué son choix, affirmant que cela enverrait un message fort contre l'impunité dans le milieu médiatique.







