Le militant britannique identitaire, Tommy Robinson, a récemment attiré l'attention en se rendant à Paris, où il a été filmé aux côtés d'Alice Cordier, présidente du collectif Némésis, à la gare du Nord. Ils visaient à dénoncer l'insécurité croissante dans la capitale, signalant des comportements agressifs dans les rues.
Dans une vidéo de 24 minutes publiée sur les réseaux sociaux, Robinson déclare : « Paris, la ville de l'amour, a disparu au profit d'envahisseurs et de trafiquants de drogue». Ce constat effrayant attire un lot d'escarmouches, puisqu'il a été fortement interpellé par deux personnes qui l'ont suivi, insultant et menaçant Cordier.
En réponse à cette situation tendue, le compte X « French Response », géré par le ministère des Affaires étrangères, a jugé bon de tourner cette scène en dérision, provoquant ainsi une onde de choc parmi les observateurs. « Quel dommage que Paris ne vous ait pas séduit cette fois-ci ! Nous serions ravis d'aider à planifier votre prochain voyage », a-t-il tweeté, ce qui a suscité l'indignation.
Alice Cordier a exprimé son indignation sur les réseaux sociaux, soulignant que des Youtubeurs étrangers viennent régulièrement à Paris pour capturer l'insécurité quotienne, alors que le ministère se permet de faire de l'humour sur ce sujet délicat. Elle a déclaré : « C'est fou de voir des gens vivre de l'argent public tandis que notre pays devient la risée mondiale ».
Robinson, pour sa part, a répliqué au compte lié à la diplomatie française en faisant référence à une étude qui montrait que 77 % des viols élucidés en 2023 à Paris étaient attribués à des étrangers, incitant ainsi à une réflexion sur la gestion de la sécurité dans la ville.
Les critiques n'ont pas tardé à affluer, comme celle de la journaliste Eugénie Bastié du Figaro, qui a dénoncé le fait qu'un fonctionnaire puisse se moquer de l'insécurité des citoyens avec des fonds publics. « Cela devrait nous interroger », a-t-elle ajouté. Ferghane Azihari, essayiste, a également flétri cette approche en demandant : « C’est tout ce que vous avez à répondre face à des individus menacés ? Vous ironisez ? »
Ce n'est pas la première fois que le compte « French Response » se retrouve sous le feu des critiques, ayant précédemment pris part à des controverses avec des figures publiques comme Elon Musk. Ce nouvel incident n'est qu'un chapitre supplémentaire dans le débat plus large sur la représentativité et la sécurité en France.







