L'humoriste Djimo a récemment été mis en examen pour viol après qu'une comédienne a dénoncé des abus survenus en 2015. Cette affaire, révélée par Mediapart, soulève de nombreuses questions sur la réactivation d'anciens faits.
La plaignante, Elise Vigné, âgée de 31 ans, a exprimé sa souffrance face à une vague de critiques sur les réseaux sociaux pour avoir pris la parole. Son avocate, Agathe Torcy, a qualifié ce développement de « avancée procédurale majeure ». Les faits auraient eu lieu à Paris, alors qu’elle travaillait comme régisseuse au Paname, un comedy club, en 2015.
Elise a expliqué qu’elle avait partagé une soirée avec Djimo et Lenny M’Bunga, qui s’est terminée chez elle après avoir été recalés à l'entrée d'une boîte de nuit. Après une relation consensuelle avec Lenny, elle a rapporté que Djimo s'était introduit dans son lit alors qu’elle pensait que c'était Lenny qui revenait.
Elle a révélé à l'AFP qu'elle n’a pris conscience de la gravité de la situation qu'après avoir vu un sketch qui incluait des éléments de son expérience, mettant en lumière l'absence de consentement. Cette prise de conscience a été déclenchée par un sketch où deux hommes échangent leurs rôles à l'insu d'une femme.
Un humoriste en pleine ascension au moment des faits
Djimo, humoriste de 35 ans et originaire de Limoges, a fait ses débuts dans le milieu en intégrant le Jamel Comedy Club en 2017, captivant son public avec des sketchs mémorables tels que « J'aurais kiffé d'être une tortue ». Ses avocats, Marc Bailly et Gabriel Dumenil, ont déclaré que leur client n'avait pas été mis en examen avant cette nouvelle étape, arguant que les éléments menant à cette affaire n'étaient pas suffisamment nouveaux. « Djimo est déterminé à prouver son innocence », ont-ils assuré.
Concernant Lenny M'Bunga, son avocat a confirmé qu’il était sous le statut de témoin assisté depuis le début, soulignant qu'aucune accusation ne pèse sur lui.







