Ce vendredi, la cour d'assises de Metz a rendu son verdict : un père, âgé de 35 ans, a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle pour avoir provoqué la mort de sa fille, Shaïna, décédée à l'âge de quatre mois du syndrome du bébé secoué. Sa peine est assortie d'une période de sûreté de neuf ans. La mère, une femme de 33 ans, a quant à elle été condamnée à cinq ans de prison, dont deux avec sursis, pour n'avoir pas agi face à cette maltraitance.
Les détails de l’enquête sont glaçants. La maltraitance subie par l’enfant aurait débuté dès sa naissance. Elle a perdu la vie le 6 décembre 2022, après avoir été admise au CHRU de Nancy avec des côtes cassées. Les différents examens médicaux ont révélé des blessures concordant avec le syndrome du bébé secoué, ainsi que des signes de violences physiques.
Lors de la perquisition menée à l’appartement du couple à Sarrebourg, les forces de l’ordre ont découvert un berceau fermé à l'aide d'une planche en bois, semblable à une cage. Le père a également été reconnu coupable de violences envers ses deux autres enfants, issus de deux unions différentes.
« Justes et proportionnées »
Les violences infligées à Shaïna comprenaient des coups de pieds, des brûlures de cigarette, et même une fracture. La mère, bien que consciente des abus, n’avait pas dénoncé ces actes. Lors du procès, l’avocat général avait sollicité une peine de 25 ans pour le père, tandis que la mère risquait une peine de cinq ans.
La défense de la mère a indiqué qu'elle réfléchissait à un éventuel appel, tandis que l’avocate des enfants a jugé que les peines prononcées étaient « justes et proportionnées ». Elle a également souligné que le père avait reconnu certains des faits, ce qui est un pas en avant dans la reconnaissance de ses actes.







