Depuis lundi 19 janvier 2026, quatre policiers sont en procès devant le tribunal judiciaire de Rennes, suite à la mort tragique d'Allan Lambin, âgé de 19 ans, au commissariat de Saint-Malo en février 2019. Ces représentants des forces de l'ordre sont accusés d'homicide involontaire, une situation qui suscite une vive émotion auprès des proches de la victime.
Au quelque 120 commentaires de la défense des policiers, des lenteurs dans les procédures et des défauts de surveillance physique ont été mis en avant. « Ce soir-là, nous étions débordés », ont déclaré les policiers, tentant de justifier leur inaction pendant des moments cruciaux.
Franck Lambin, le père d'Allan, a pris la parole et a décrit la profondeur de sa douleur, expliquant comment sa vie a été bouleversée depuis la mort de son fils dans le commissariat. « Il était très joyeux. On avait des projets ensemble. Depuis ce jour, ma vie s'est arrêtée », a-t-il exprimé devant la cour, comme rapporté par Ouest-France.
La nuit de l'accident, alors qu'Allan et son père ont été impliqués dans un accident de véhicule mineur à Dinard, la situation a rapidement dégénéré. Bien qu'aucun d'eux n'ait été blessé, les deux se sont refusés à recevoir des soins médicaux et se sont ensuite adonnés à une alcoolisation prolongée. « Je me demande si la prévention et la détection de problèmes de santé mentale ont été prises en compte cette nuit-là », a souligné un professionnel de la santé mentale interrogé sur les circonstances entourant cette tragédie.
Ce procès est susceptible de marquer un tournant dans la perception publique des pratiques policières et de la responsabilité des gardes à vue. En effet, des experts affirment que la vigilance et la proximité avec les personnes en détention sont essentielles pour éviter de tels incidents. Comme le souligne un rapport de la Le Monde, une bonne formation des agents à la gestion des crises peut jouer un rôle déterminant dans la prévention des tragédies similaires.
Alors que le procès se poursuit, la famille Lambin, ainsi que la société civile, attendent des réponses et, peut-être, des changements dans la manière dont les forces de sécurité gèrent les situations délicates similaires à celle d'Allan.







