Un Bergeracois de 30 mois de prison a été condamné pour des exhibitions sexuelles sur des jeunes filles à la sortie de leurs cours à Bergerac et Mussidan. Les enquêteurs ont découvert des vidéos troublantes, révélant des agressions sexuelles sur ses propres belles-filles âgées de 7 et 11 ans. Le tribunal correctionnel de Bergerac a jugé ce lundi ces faits révoltants, qui font écho à une longue histoire de déviance.
Les policiers ont été alertés au mois de novembre dernier après qu'une jeune fille de 10 ans a raconté à son père avoir aperçu un homme dans une camionnette, en train de se masturber. Ce témoignage a conduit les enquêteurs à établir un lien avec d'autres incidents similaires survenus près des établissements scolaires, où des collégiennes avaient déjà décrit des scènes troublantes d'exhibitionnismes.
Les agents de gendarmerie, grâce à des images de vidéosurveillance, ont pu identifier le véhicule suspect, un Citroën Berlingo. Le propriétaire de ce dernier, déjà connu pour un précédent délit à Guéret, a été interpellé à son domicile. Lors de l'enquête, les forces de l'ordre ont mis la main sur un contenu pédo-pornographique, mettant en lumière des images insoutenables, ainsi que des vidéos de l'homme agressant sexuellement ses belles-filles.
Lors de l'audience, le responsable a exprimé sa honte et a reconnu certains des faits qui lui étaient reprochés. Selon ses déclarations, ces comportements dérangeants auraient débuté lors de son service militaire en Afrique, où il aurait été exposé pour la première fois à des contenus pédopornographiques. Après sa première condamnation, il aurait, selon ses propres mots, tenté d'arrêter, mais a visiblement rechuté.
Le président du tribunal a évoqué la gravité des actes commis, laissant entendre que sans une intervention, la situation aurait pu tourner au drame. Des opinions d'experts s'accordent à dire que de tels comportements peuvent avoir des conséquences dévastatrices pour les victimes, tant sur le plan psychologique que social. Le retour à une vie normale s'avère particulièrement difficile, comme l'illustre le témoignage poignante d'une mère ayant assisté au procès de cet homme malfaisant. Elle a partagé son angoisse face aux séquelles que cela pourrait laisser chez sa fille.
Dans une déclaration à France Bleu, elle a affirmé que sa fille doit désormais consulter un psychologue pour surmonter la peur engendrée par cette expérience traumatisante. Le milieu scolaire, prétend-elle, devient un terrain semé d'embûches pour des enfants innocents.
Les investigations se prolongent alors qu'une information judiciaire a été ouverte. La communauté reste traumatisée, espérant que des mesures seront mises en place pour protéger au mieux ses jeunes tout en veillant à éduquer sur ces sujets sensibles.







