Le président français Emmanuel Macron a annoncé, lors d’une réunion avec les forces politiques calédoniennes, la signature d'un nouvel accord en date du 19 janvier 2026, visant à compléter l'accord de Bougival de 2025. Ce dernier se concentre particulièrement sur la délicate question du dégel du corps électoral.
L'accord dit « Elysée-Oudinot » revêt une importance capitale pour l'avenir institutionnel de l’archipel, devant reconnaître les aspirations politiques de chaque Calédonien. Ce nouvel engagement survient dans un contexte de tension, notamment avec le principal mouvement indépendantiste, le FLNKS, qui a décidé de boycotter les discussions.
Malgré le rejet catégorique du FLNKS, qui estime que l'accord ne mène pas à une souveraineté pleine, le gouvernement affirme que l'accord doit promouvoir une démarche de réconciliation entre les différentes mémoires de l’archipel, appelle à un consensus et propose d’introduire un cadre constitutionnel stable. En effet, l'accord de Bougival visait déjà à créer un État calédonien inscrit dans la Constitution française, mais sans céder à la demande d’une pleine autonomie, comme le souligne Ouest-France.
Le projet de loi constitutionnelle devrait être soumis à l’approbation sous peu, offrant aux Calédoniens la possibilité de s’exprimer sur cet avenir. Les signataires espèrent que des élections provinciales se tiendront impulsivement avant la fin de l'année 2026, ouvrant ainsi la voie à une meilleure gestion de l’autodétermination.
Les experts en sciences politiques soulignent que bien que de nombreux défis persistent, notamment les tensions sociales liées aux droits de vote, il est impératif de trouver une solution nigélée pour garantir la paix et la stabilité dans cette région riche en diversité culturelle.







