Dans une nouvelle offensive contre la coopération internationale, le président Donald Trump a signé un décret le 7 janvier, ordonnant le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales, dont la moitié est liée aux Nations Unies. Cette décision s'inscrit dans son slogan "America First" qui semble ignorer l'importance des collaborations globales en matière de climat et de développement durable.
Parmi les organismes visés, la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC) est particulièrement notable. Ce traité, établi lors du sommet de la Terre à Rio en 1992, est la pierre angulaire des accords climatiques, y compris l'accord de Paris de 2015. Trump, qui avait déjà quitté cet accord lors de son premier mandat, réitère ses efforts pour minimiser l'engagement américain envers des initiatives climatiques cruciales.
Ce retrait du Giec, le comité d'experts scientifiques de l'ONU sur le climat, a suscité une onde de choc parmi les défenseurs de l'environnement. Rachel Cleetus, porte-parole pour l'Union of Concerned Scientists, a déclaré à l'AFP que ce geste témoigne d'une administration "autoritaire et anti-science" qui met en péril le bien-être de la population et perturbe la coopération internationale. Des voix s'élèvent également en France, où des experts comme Jean-Marc Jancovici alertent sur les conséquences dévastatrices d'une telle décision.
Outre le Giec, le décret touche d'autres organismes cruciaux pour la protection de la planète, tels que l'Agence internationale pour les énergies renouvelables et ONU-Eau. En portant un coup dur à ces institutions, Trump fragilise le réseau de coopération qui a vu le jour pour faire face aux défis environnementaux. Les échos de cette décision résonnent globalement, plaçant les États-Unis dans une position de retrait sur la scène internationale.
En septembre, lors de l'Assemblée générale de l'ONU, Trump avait déjà provoqué des réactions avec sa déclaration controversée, qualifiant le réchauffement climatique de "plus grande arnaque de notre histoire" et louant les mérites du charbon. Cette rhétorique illustre un rejet net des normes scientifiques et internationales.
Selon des analystes, cette décision pourrait également engendrer des répercussions économiques. En se désengageant des programmes d'aide internationale, comme le Fonds des Nations unies pour la population, les États-Unis risquent d'affaiblir non seulement les pays en développement, mais également leur propre influence diplomatique.
Alors que les États-Unis avaient déjà annoncé des coupes dans les financements destinés à plusieurs agences onusiennes, cette nouvelle offensive soulève des questions sur la vision future du pays en matière de politique étrangère. Des experts affirment que la stratégie de Trump pourrait isoler davantage le pays, alors que les défis globaux nécessitent une approche collective.







