Un drame dévastateur a frappé la station de ski de Crans-Montana en Suisse, où un incendie survenu lors de la nuit de Nouvel An a fait 40 victimes, dont neuf Français, suscitant une onde de choc au-delà des frontières. Parmi les victimes, des adolescents et de jeunes adultes témoignent du caractère tragique de l’accident. Le plus jeune des défunts, Noa, âgé de seulement 14 ans, rappelle la vulnérabilité des victimes.
Parmi les blessés, 23 diasporas françaises, certains d'entre eux souffrant de blessures graves, illustrent la gravité de cet incident. Emmanuel Macron, président de la République française, a prévu de se rendre à la cérémonie d’hommage en Suisse, où un jour de deuil national a été décrété.
Le bar Le Constellation, où s'est déclenché l’incendie, appartenait à Jacques et Jessica Moretti, un couple français qui est aujourd’hui sous enquête pour homicide et négligence. Ils se sont déclarés « dévastés » par la tragédie et se sont engagés à coopérer pleinement avec les autorités. Ce couple avait déjà connu des démêlés avec la justice française, Jacques Moretti ayant des antécédents d’accusations de proxénétisme, comme l’a rapporté Le Dauphiné Libéré.
Une enquête dite "miroir" a été ouverte par le parquet de Paris pour soutenir les familles françaises touchées. Selon la procureure Laure Beccuau, cette initiative vise à clarifier le processus judiciaire pour les familles endeuillées. Bien que l’enquête principale repose sur les autorités suisses, un soutien technique sera apporté en cas de demandes d’entraide judiciaire.
Les expert.e.s en sécurité incendie soulignent l'importance de se pencher sur les normes de sécurité dans les établissements accueillant du public, en particulier dans les zones touristiques. L’avocat spécialiste en accidents collectifs, Maître Philippe R. a déclaré : « Ces tragédies mettent en lumière la nécessité d’une réglementation rigoureuse pour protéger les vies humaines. »
Cet événement tragique rappelle l’importance de la solidarité internationale en matière de justice, avec un engagement renforcé entre les autorités judiciaires françaises et suisses. Les précédents de collaboration, selon la procureure, indiquent une volonté ferme de traiter ces incidents avec la diligence qu’ils méritent.







