Diffuser de la musique dans les champs de vignes, d'arbres fruitiers ou de cultures maraîchères peut sembler étrange. Pourtant, des chercheurs de l'unité ERRMECe (Équipe de recherche sur les relations matrice-extracellulaire/cellule) à l'université de Cergy-Pontoise s'attachent à étudier si certaines ondes sonores pourraient rendre les végétaux plus robustes.
Objectif : renforcer la résilience des plantes
Face aux critiques sur l'utilisation des produits phytosanitaires et leurs effets néfastes sur l'environnement et la santé, des équipes de recherche cherchent des alternatives naturelles. Leur but est de rendre les plantes plus résistantes aux canicules, à la sécheresse et aux maladies virales. Ainsi, même si les maladies ne seront pas complètement éradiquées, leur propagation pourrait être contrôlée, assurant une production agricole plus stable.
Origines de la génodique
Le concept de génodique a été élaboré par Joël Sternheimer, docteur en physique quantique, qui a déposé en 1992 un brevet sur un procédé innovant visant à réguler la synthèse protéique grâce à la musique. Il soutient que chaque acide aminé possède une fréquence unique, créant une sorte de « musique des protéines ». Bien que ces idées restent controversées, de nombreux agriculteurs, notamment dans de prestigieux domaines viticoles, ont adopté cette méthode avec des résultats mesurables.
Des résultats encourageants en laboratoire
Actuellement, des chercheurs de l'université de Cergy-Pontoise, en collaboration avec Genodics, testent l'impact de séquences musicales sur des cultures de petits pois. Dans une expérience, une parcelle reçoit des ondes musicales spécifiques destinées à renforcer une protéine, tandis qu'une autre demeure silencieuse. Les premières observations indiquent que les plantes exposées à la musique montrent une meilleure résistance à la sécheresse. Bien que ces résultats soient prometteurs, il reste encore à explorer comment la musique affecte les organismes environnants, y compris les animaux et les humains.







