La nuit de la Saint-Sylvestre n’a pas été de tout repos en France, avec une montée de tensions et de violences rapportées dans plusieurs villes.
Comme chaque année, les festivités du Nouvel An ont été assombries par des incidents violents. D’après un rapport préliminaire de Le Parisien, les forces de l’ordre ont été prises pour cible à plusieurs endroits, notamment au commissariat de Rezé en Loire-Atlantique, où des tirs de mortiers ont été signalés. À Nantes et à Saint-Herblain, un nombre important de véhicules a également été incendié.
À Bordeaux, des affrontements entre jeunes et forces de l’ordre ont eu lieu, avec des CRS ciblés par des projectiles à Mantes-la-Jolie (Yvelines), où au moins quinze voitures ont été détruites par les flammes. Heureusement, aucune blessure grave n’a été déplorée parmi les policiers.
À Rennes (Ille-et-Vilaine), la police a dû intervenir pour disperser une centaine de personnes rassemblées autour d’un feu. En réponse à cette situation explosive, le lancement de mortiers d’artifice vers les agents a entraîné l’usage de gaz lacrymogène. Un policier a subi une légère blessure au bras, selon les autorités.
90 000 policiers mobilisés pour la sécurité
Avant les festivités, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, avait exprimé la nécessité d'une « extrême fermeté » face à ces violences. Il avait prévu le déploiement de 90 000 policiers et gendarmes à travers le pays, dont 10 000 spécialement affectés à Paris. Cette mesure visait à protéger les célébrations et à prévenir toute forme de délinquance.
Dans une interview accordée à France Inter, il avait souligné que la nuit de la Saint-Sylvestre attirait une grande foule dans les rues, ce qui le poussait à s'inquiéter des actes de violence récurrents qui touchent certaines zones urbaines. Cette année encore, les événements se sont inscrits dans cette triste tradition, témoignant d'une problématique persistante dans les milieux urbains.







