Le 1er janvier, Zohran Mamdani a été investi comme le nouveau maire de New York, et il a d'ores et déjà affiché sa détermination à faire de grandes réformes fiscales. La promesse phare de sa campagne : augmenter les impôts sur le revenu des millionnaires, faisant passer leur taux à 5,9 % pour ceux gagnant plus de 1 million de dollars par an. Cette initiative s'accompagne également d'une hausse du taux d'imposition des sociétés, qui passerait de 7,25 % à 11,5 %, afin de le rapprocher de celui du New Jersey.
Ces mesures visent à générer près de 9 milliards de dollars supplémentaires de recettes fiscales, que Mamdani souhaite investir dans divers programmes sociaux, notamment la création de crèches gratuites, l'augmentation du salaire minimum et même la construction de supermarchés municipaux. Cette approche, qu'il revendique avec fierté en tant que démocrate socialiste, a pour but d'améliorer le quotidien des New-Yorkais et de lutter contre la précarité.
Cependant, ces propositions ne sont pas sans opposition. Certains contribuables inquiets menacent de quitter la ville, redoutant une fiscalité trop élevée. Dean Fuleihan, nouvel adjoint au maire, a répondu à ces critiques en affirmant : "Ceux qui partent sont souvent ceux qui n’ont pas les moyens de vivre à New York, pas les millionnaires". Cette vision audacieuse de la fiscalité a attiré l'attention et pourrait bien susciter un débat intense dans les mois à venir.
Les obstacles à ces réformes ne manquent pas, surtout avec les réticences de la gouverneure de l'État de New York, Kathy Hochul. Bien qu'elle soit également membre du Parti démocrate, elle a exprimé des réserves concernant ces hausses d'impôts, craignant qu'elles ne nuisent à l'économie de la ville. Des experts politiques, comme Basil Smikle de l'université de Columbia, notent que Mamdani devra naviguer habilement entre les demandes des partisans des mesures de justice fiscale et celles des électeurs plus conservateurs des zones périurbaines.
Malgré ces défis, Mamdani demeure déterminé et espère qu'une discussion franche autour de ses projets permettra de rassembler le consensus nécessaire pour faire avancer ses idées. En effet, de nombreuses voix au sein de la communauté soutiennent son initiative, convaincus qu'une meilleure répartition des ressources peut apporter un souffle nouveau à New York, une ville confrontée à des inégalités croissantes.







