Après près de deux jours de combat acharné, les 800 pompiers déployés en forêt de Fontainebleau ont réussi à établir un contrôle sur deux incendies ayant ravagé plus de 2.000 hectares. Les autorités ont confirmé la garde à vue de quatre suspects, incluant un pompier volontaire.
« Fixés » signifie que les incendies sont sous contrôle mais pas complètement éteints, précise Pierre Ory, préfet de Seine-et-Marne. Les pompiers resteront mobilisés pendant plusieurs jours, voire semaines, pour prévenir toute reprise du feu.
Un renfort aérien important reste en place avec trois Canadair, un Dash et deux hélicoptères utilisés pour des largages d'eau. « Avec près de 300 interventions aériennes, ces moyens se sont révélés cruciaux pour maîtriser les flammes », a déclaré Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, tout en saluant également le travail des forces de l’ordre qui ont interpellé plusieurs suspects.
Deux personnes, un pompier volontaire et un homme ayant avoué une négligence avec une cigarette, sont au cœur de l’enquête. Diane Ngomsik, procureure de Fontainebleau, a indiqué que des enquêtes se poursuivent. Le Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) a exprimé sa consternation face aux actions d'un de ses membres, qui a été suspendu.
Pour l’incendie ayant impacté l’A6, deux autres suspects ont été placés en garde à vue. Cependant, les gardes à vue de deux autres individus ont été levées faute d'éléments suffisants, comme l’a confirmé la procuratrice.
Alors que la situation évolue, les résidents évacués, comme Nicolas Tournier, qui attend avec impatience le retour chez lui, saluent l'engagement des secours. « En voyant le feu approcher, c'était très angoissant », confie cet habitant du Vaudoué.
Les incendies, bien que fixés, sont un nouvel appel à la vigilance. Le massif de Fontainebleau, qui attire chaque année des millions de visiteurs, est désormais fragilisé, et ces événements rappellent que des régions jusque-là épargnées ne sont pas à l'abri de tels désastres. Des feux similaires ont été observés ailleurs, comme au cap Fréhel en Bretagne et en Lozère, signifiant une tendance alarmante pour les mois d'été à venir.







