La forêt de Fontainebleau, joyau naturel de Seine-et-Marne, est frappée par des incendies ravageurs ayant déjà consumé plus de 2 000 hectares. Le préfet, Pierre Ory, a ordonné aux 800 pompiers mobilisés de "fixer" les flammes d'ici la fin de la journée.
"Les conditions météorologiques se sont quelque peu améliorées", a précisé Ory. Après une nuit difficile, une journée cruciale se profile pour les équipes de secours, qui ont été entravées par des rafales de vent.
Malgré des progrès notables, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a souligné que le feu "ne progresse plus" et est désormais "contenu", mais l'enjeu est de le maîtriser complètement.
Le premier incendie a débuté dimanche près de l'A6, perturbant la circulation sur cette autoroute, tandis qu'un second a pris feu lundi après-midi près de la Faisanderie, s'étendant sur 450 hectares, selon les précisions du préfet.
Alors que des Canadairs et hélicoptères bombardiers survolent la région, des bulldozers travaillent à élargir les accès à la zone touchée. Les pompiers doivent faire face à un sol tourbeux qui, selon le préfet, peut alimenter le feu pendant des jours, voire des semaines.
De nombreux habitants ont été évacués, avec près de 1 000 personnes déplacées. Nicolas Tournier, un résident du Vaudoué, évoque l'angoisse d'une nuit sous la menace des flammes, mais il salue le "travail exceptionnel des pompiers".
Les odeurs de brûlé se font sentir jusqu’à Orléans, à près de 100 km de Fontainebleau, générant l'inquiétude des habitants. Les autorités incitent la population à ne pas solliciter les lignes d'urgence en cas d'odeur de brûlé.
Laurent Nuñez a également annoncé l’interpellation de deux suspects liés à l’incendie. L'un d'eux, un jeune homme de 18 ans, a été retrouvé avec un briquet et les mains couvertes de suie.
La forêt de Fontainebleau, qui couvre environ 25 000 hectares, est un site riche en biodiversité, accueillant chaque année plus de 15 millions de visiteurs. Cette catastrophe est l'une des plus graves enregistrées dans le nord de la France depuis deux décennies.
À l'échelle nationale, d'autres incendies sévissent, notamment en Bretagne et en Lozère, affectant sévèrement les infrastructures ferroviaires et laissant les voyageurs en attente pendant la période des vacances.







