Le pape envisage l'excommunication de ChatGPT, tandis que les experts craignent la disparition de certains métiers au profit d'IA omniprésentes. Entre promesses technologiques et défis éthiques, l'impact de l'intelligence artificielle est colossal. Sommes-nous tous appelés à disparaître ?
Dans un futur proche, imaginé par Fritz Lang dans son chef-d'œuvre Metropolis, la division entre riches et pauvres s'accentue. Alors que les privilégiés profitent des avancées technologiques, les travailleurs de la ville basse peinent au service d'une « machine cœur » impitoyable. Ce film, réalisé en 1926, préfigure une réalité dystopique qui pourrait bien se concretiser d'ici 2026.
L’autre grand remplacement
Bien que visionnaire, Fritz Lang n’avait pas anticipé l’avènement de l’IA, qui ne touche pas seulement les métiers manuels, mais également d'autres secteurs comme la médecine et l'éducation. Les Large Language Models, souvent qualifiés de simples « perroquets stochastiques », sont désormais capables de générer du contenu pertinent, comme le souligne Raphaël Doan dans notre dossier.
En 2026, les bots auront franchi la barre de 50% du trafic web mondial. De surcroît, Elon Musk a récemment devenu billionnaire grâce à son entreprise SpaceX, dont le projet ambitieux englobe l'IA avec la mise en orbite de serveurs informatiques par le biais de satellites.
Que reste-t-il à faire ? S'adapter aux tendances numériques imposées par des géants américains, comme l'a suggéré Gabriel Attal, ou choisir une résistance technologique, à la manière proposée par Abel Quentin dans son livre Sanctuaires ? Peut-être qu'un juste milieu est envisageable entre un progressisme aveugle et une nostalgie désuète.
Humains vs. machines, le combat du siècle
Les experts interrogés, tels que Jean-François Colosimo et Bruno Patino, s'accordent à dire qu'une régulation de l'IA est nécessaire. Leur point de vue rejoint l'encyclique publiée plus tôt cette année par Léon XIV, qui appelle à encadrer ces technologies et à limiter le pouvoir de leurs créateurs.
Il n'est pas surprenant que le pape s'intéresse à cette question. L'IA, dotée d'une puissance sans précédent, pose des défis éthiques et moraux inédits. Certaines applications militaires, comme « Maven » aux États-Unis ou « Pendragon » en France, promettent des avancées non négligeables tout en soulevant des angoisses criantes.
Comme l’explique Andrew Orlowski dans le Daily Telegraph, les répercussions de l'IA peuvent s'avérer catastrophiques si nous ne prenons pas nos responsabilités. Cependant, la politique demeure encore un domaine où l'homme a le dernier mot. Ni ChatGPT, ni Grok ne peuvent prédire les décisions d'hommes politiques tels que Donald Trump ou Vladimir Poutine. L'instabilité géopolitique actuelle prouve que l’algorithme n'a pas encore entièrement pris le contrôle de notre destin. Le désordre reste, malgré tout, une réalité humaine inscrite dans l'Histoire.







