La canicule de fin juin a considérablement affecté les hôpitaux en France, augmentant l'afflux dans les services d'urgence et exposant les carences chroniques en matière de ressources. Les professionnels de santé redoutent une nouvelle vague de chaleur imminente.
Les températures record au mois de juin ont laissé des séquelles profondes dans les établissements de santé, touchant tant le personnel que les patients. Selon Actu Orange, bien que la nouvelle canicule qui s’annonce semble moins intense, l'anxiété persiste. La vigilance orange canicule sera activée dans 16 départements à partir du 6 juillet.
En dépit des annonces gouvernementales, comme l'octroi d'une "enveloppe d'urgence" de 100 millions d'euros comprenant 30 000 climatiseurs destinés aux hôpitaux, l'inquiétude demeure chez les professionnels de santé. Le Premier ministre a tenté d'apporter un réconfort, mais les effets résiduels de la canicule précédente rendent la situation préoccupante.
Une inquiétude présente dans tout l'Hexagone
Les chaleurs extrêmes prévues les 4 et 5 juillet préoccupent particulièrement à Angoulême (Charente). Gilles Moalic, chef des urgences à Angoulême, déclare que "le système hospitalier est toujours fragile" selon BFM TV. Il avertit que la disponibilité des lits est déjà limitée, exacerbée par une hausse de 10 à 15 % des hospitalisations ces jours-ci.
Nicolas Revel, directeur de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), n'a pas caché son inquiétude face à une augmentation spectaculaire de l'activité à Paris. Dans un entretien accordé au Monde, il a décrit la situation comme “une vague très haute”, avec près de 50 % d'augmentation des admissions dans les services d'urgence et au SAMU.







