Les directives sur la rigueur en matière d'orthographe pour le baccalauréat semblent être interprétées de manière disparate par les correcteurs. Le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, exprime son mécontentement alors que près de 730 000 étudiants attendent leurs résultats fixés au 7 juillet 2026.
Le 19 mai, à quelques jours des épreuves, le ministre a lancé une phrase choc : "Aucune copie ne peut obtenir la moyenne si elle ne respecte pas les règles d'orthographe, de syntaxe et de grammaire." Cette annonce a suscité l'inquiétude chez les candidats tout autant que des réactions mitigées parmi les syndicats, les enseignants et les correcteurs.
Mais quelle est la réalité sur le terrain ? Des enquêtes menées par Le Monde révèlent que les consignes n'ont pas été appliquées de manière uniforme à travers les académies et les matières. Le secrétaire général du syndicat SUI-FSU, Éric Nicollet, alerte également sur le fait que, selon lui, "aucune mesure tangible n’a été prise pour renforcer les critères de correction".
Une menace de sanctions
Cette disparité a conduit Édouard Geffray à se montrer très ferme. Dans un entretien accordé à La Montagne, il a annoncé qu’un "bilan" serait mené prochainement. Il n'a pas hésité à menacer de sanctions si une incohérence entre le discours ministériel et les corrections venait à être observée.
Cette déclaration a suscité des remous au sein des académies et du ministère, comme l’exprime un article de Sud Ouest. Certains enseignants estiment même que cette annonce n'est qu'un "coup de communication politique", tout en plaidant pour une réponse plus proactive face à la baisse des niveaux en orthographe, syntaxe et conjugaison. Pour eux, la seule véritable solution est de s’attaquer directement à la source du problème.







