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Ronan, jeune Brestois de 30 ans, a troqué sa vie sédentaire contre celle d’un globe-trotteur. Grâce à la revente d’une maison rénovée, il parcourt la France et au-delà dans son camping-car tout en économisant jusqu’à 400 euros par mois.
Décrit comme un véritable explorateur par ses proches, Ronan déclare : "Je n’aime pas rester figé au même endroit. J’ai besoin de changement et d’émerveillement, forcément !" Dans une interview accordée au Figaro Immobilier, il révèle que sa décision de vendre son logement est influencée par son désir d’aventure.
Il avait auparavant acheté une petite maison à 45 000 euros, financée par ses économies et un héritage. Après l’avoir rénovée avec l’aide d’amis, il la vend en 2021 pour 112 000 euros, capitalisant sur les travaux qu’il avait entrepris. "C’était un défi, mais j’avais besoin d’un nouveau départ", se souvient-il.
Avec les bénéfices de cette vente, Ronan investit dans un camping-car d’occasion, qu'il acquiert pour environ 22 000 euros. Il explique : "A plusieurs salons dédiés aux camping-cars, j’ai échangé des histoires avec d’autres passionnés, ce qui m’a motivé à me lancer." Son véhicule, un modèle de 2005, lui permet désormais de vivre une vie mobile.
Un mode de vie avantageux financièrement
Depuis avril 2022, Ronan vit sa nouvelle vie itinérante, ayant quitté la maison de ses parents. "Je n’ai pas d’itinéraire fixe, je m’arrête là où je trouve de l’intérêt. Mon seul besoin, c’est d’avoir la 4G pour travailler en tant que développeur web freelance, un métier que j’ai appris en ligne après avoir échoué dans des études d’ingénieur," explique-t-il.
Ce mode de vie lui offre plus de liberté financière qu’il n’en avait auparavant. "Mes principales dépenses sont l’essence et l’alimentation," précise-t-il. Avec une consommation mensuelle d’environ 200 euros de carburant et 240 à 300 euros de gaz par an, le coût de la vie nomade reste raisonnable.
En hiver, il choisit de se fixer plus longtemps à un endroit, ce qui lui permet d’économiser de l’électricité. Les frais pour le camping varient de 5 à 20 euros par jour, selon le lieu. "Je ne peux pas prédire mes dépenses annuelles car elles fluctuent selon les endroits où je me rends, mais je m’en sors mieux qu’en étant propriétaire. En ce moment, je parviens à mettre de côté entre 300 et 400 euros chaque mois sur un revenu net de 1 600 à 1 800 euros", se félicite Ronan.
Le lifestyle de Ronan soulève des questions sur le nomadisme moderne, notamment la durabilité et les impacts environnementaux. Des experts soulignent que cette tendance s’inscrit dans une quête de liberté, tant financière que personnelle, à l’heure où le télétravail devient une norme.







