Un septuagénaire de 78 ans, suspecté de violences conjugales, est décédé au commissariat du 20e arrondissement de Paris le 2 juillet. Le parquet de Paris a immédiatement ouvert une enquête confiée à l’IGPN pour déterminer les causes de ce décès survenu en garde à vue.
Placé en garde à vue suite à des allégations de maltraitance par son épouse, l’homme avait vu sa situation médicale jugée compatible avec la détention. Selon le ministère public, son état de santé avait été réévalué sans signalement d'anomalies lors de son incarcération.
Une autopsie en cours
Mercredi matin, les policiers ont constaté son inanimité vers 10h40. Malgré des tentatives de réanimation, y compris l'utilisation d'un défibrillateur, son décès a été constaté quelques minutes plus tard. La température du commissariat a été mesurée à 26 degrés aux alentours du drame. Une autopsie a été demandée pour clarifier les circonstances entourant sa mort.
Le dossier de ce septuagénaire est d'autant plus délicat que les enquêtes antérieures avaient déjà mis à jour des abus signalés par sa conjointe, qui évoquait des violences durant plus de 50 ans, ainsi que des abus sexuels présumés sur leurs enfants. Cette tragédie soulève une fois de plus des interrogations sur la gestion des affaires de violences conjugales par les autorités (source : Le Parisien).
Ce décès intervient peu après celui d’El Hacen Diarra, également survenu dans ce même commissariat, et dont la famille a dénoncé des violences policières.







