Le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, affirme ne pas regretter le maintien de l'épreuve de français du brevet vendredi matin, malgré un contexte de canicule particulier affectant plus de 850.000 collégiens. Selon lui, les conditions étaient "objectivement difficiles" mais gérables.
Sur BFMTV, Geffray a souligné que tous les élèves ont réussi à passer l'examen, même si quelques incidents, comme des hypoglycémies, ont été signalés, mais demeurent dans des proportions habituelles par rapport aux éditions passées. Les syndicats ont quant à eux évoqué des malaises dont plusieurs élèves ont souffert.
"L'institution a été à la hauteur des enjeux", a précisé le ministre. Il est revenu sur l'importance de maintenir l'examen dans les délais prévus : "C'était crucial pour eux de passer l’épreuve comme prévu, malgré des conditions difficiles".
Dans la ville de Rennes, les élèves avaient des avis partagés. Tim, 14 ans, a exprimé sa satisfaction en disant : "C'était vraiment super facile". À l'inverse, Chadi, 15 ans, a reconnu avoir compté sur son "talent" pour réussir, trouvant le premier sujet particulièrement ardu.
À Rennes, les conditions semblent avoir été gérées avec soin, avec une température de 28°C à midi. Les collégiens ont rapporté que l'air était aéré et qu'ils avaient accès à de l'eau, ce qui a permis de rendre la situation plus tenable. Maëlys, 15 ans, a également apprécié les pauses avec des chariots d'eau dans les couloirs.
À Marseille, le collège Alfred Monticelli a vu des élèves passer en revue les questions de l'examen, en le jugeant plus simple que lors du dernier brevet blanc. Malgré des salles atteint 30°C, les élèves, tels que Lylou, ont insisté sur le fait qu'à Marseille, ils sont habitués à de telles circonstances.
Lors d'une canicule antérieure en 2019, Jean-Michel Blanquer, alors ministre de l'Éducation, avait choisi de reporter l'examen. Cette année, toutefois, seules les épreuves de sciences se dérouleront l’après-midi, les températures étant plus clémentes pour les journées suivantes.
Pour l’année prochaine, Geffray a annoncé que toutes les épreuves, écrites et orales, seraient désormais programmées le matin. Des changements majeurs sont également prévus pour 2026 : le brevet comptera désormais pour 60% de la note finale, et le contrôle continu inclura des notes de 3e.
Une autre innovation importante concerne la partie mathématiques, qui comportera une section dédiée aux automatismes, avec des questions à traiter sans calculatrice.







