Face à une canicule d'une intensité sans précédent, deux tiers de la France se retrouvent en situation d'alerte maximale, entraînant une pression considérable sur les hôpitaux et des annulations d'événements culturels et sportifs. Si des températures plus fraîches sont attendues, la situation reste critique.
Philippe Juvin, chef des urgences à l'hôpital européen Georges Pompidou, a qualifié la situation de "extrêmement grave" lors de son intervention sur BFMTV/RMC, décrivant une situation de forte tension dans les services de santé. "L'hôpital doit tenir", a insisté le Premier ministre qui a également annoncé la réunion d'une nouvelle cellule de crise.
La vigilance s'est intensifiée à l'égard des personnes vulnérables vivant seules. Sébastien Lecornu a appelé chacun à faire preuve de solidarité, alors que Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, a exhorté les personnes fragiles à éviter les sorties et les activités physiques pendant cette période caniculaire.
À 09H00, 46.000 foyers se retrouvaient sans électricité, principalement dans des départements touchés comme les Yvelines et la Gironde. Pour pallier ce problème, une aide financière de 130 millions d'euros a été débloquée pour des systèmes de rafraîchissement dans les écoles.
Malgré la persistance de la canicule, Météo-France signale un léger retour à la normale avec 61 départements en vigilance rouge, dont onze pourraient passer en vigilance orange ce soir-là. Les orages, comme ceux observés à Rennes, apportent un peu de soulagement aux habitants après des jours de chaleur accablante.
Les conséquences de la canicule sur la vie culturelle sont également notables : des événements comme la Marche des fiertés à Paris ont été annulés en raison des conditions climatiques extrêmes. En parallèle, plus de 850.000 collégiens passent des épreuves du brevet, avec des mesures mises en place pour leur sécurité, selon le ministre de l'Éducation nationale Edouard Geffray.
Cette vague de chaleur ne se limite pas à la France, elle touche également d'autres régions d'Europe. En Espagne, 212 décès ont été attribués aux conditions climatiques sévères, un chiffre alarmant comparé aux 98 décès enregistrés durant la même période l'an passé, selon l'Institut de santé Carlos III à Madrid. En Allemagne, des alertes de "stress thermique sévère" ont été émises, ajoutant à l'inquiétude.
Enfin, Emmanuel Grégoire, maire de Paris, a évoqué une augmentation des taux de mortalité liée à la chaleur. La répétition de ces vagues de chaleur constitue un signal fort de l'impact du changement climatique, résultat de pratiques humaines nuisibles, comme l'a souligné plusieurs experts.







