Selon un rapport de l'Observatoire de l'inclusion bancaire publié ce jeudi 25 juin, la proportion des moins de 30 ans dans les dossiers de surendettement atteint désormais 15 % au premier trimestre 2026, contre 12 % en 2025.
La part des jeunes âgés de 18 à 29 ans parmi les dossiers de surendettement continue de croître. Ce jeudi 25 juin, l'Observatoire de l'inclusion bancaire a révélé que ces jeunes représentent désormais 15 % des dossiers, une augmentation significative par rapport aux 12 % de l'année précédente. En 2022, cette part était encore de seulement 5 %. D'après l'instance, cette hausse constitue un "point de vigilance" majeur.
L'année 2025 a vu environ 150 000 dossiers de surendettement déposés, représentant une hausse de 9,8 % par rapport à 2024. Bien que ce chiffre demeure préoccupant, il est encore 32 % inférieur à celui observé en 2015. Cette intensification du surendettement se produit dans un contexte économique difficile, où les populations les plus modestes subissent encore les effets prolongés de l'inflation de 2022-2023, ainsi qu'un accès compliqué au marché du travail et au logement.
Un tiers des paiements fractionnés et des mini-crédits souscrits par des moins de 35 ans
Selon l'Observatoire de l'inclusion bancaire, cette hausse s'explique en partie par la "trafic croissant des paiements fractionnés et des mini-crédits". La directrice des services aux particuliers de la Banque de France précise : "Un tiers des dossiers contenant des paiements fractionnés ou des mini-crédits sont souscrits par des jeunes de moins de 35 ans." Cela met en lumière une tendance inquiétante parmi les jeunes emprunteurs.
L'Observatoire souligne également que les banques sont désormais plus aptes à identifier les clients à risque de surendettement. L'année dernière, 4,8 millions de clients étaient dans une situation de fragilité financière. Comme l'indique le directeur de l'Observatoire, "cela constitue un défi croissant pour les institutions financières et un besoin urgent de politiques efficaces pour soutenir les plus vulnérables." Ces nouvelles informations dresse un tableau alarmant de la situation économique des jeunes, qui pourrait nécessiter une attention accrue de la part des autorités et des institutions financières.







