Ce dimanche 21 juin, sous un soleil brûlant, plusieurs milliers de personnes ont défilé à Paris à l'appel de Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis et membre de LFI, en marge du concert organisé par le parti de Jean-Luc Mélenchon pour la Fête de la musique. "Le racisme et les discriminations n'avancent que lorsque nous détournons le regard", a déclaré Bagayoko, galvanisant la foule avant le début de la marche.
Les manifestants, arborant des drapeaux palestiniens et des maillots aux couleurs de LFI, ont fait route vers la place de la République, où le concert était prévu. L'ambiance était festive malgré la chaleur, mettant en lumière des slogans puissants contre l'extrême droite et le racisme. La manifestation, souhaitée comme un symbole d'unité multidimensionnelle, a attiré aussi des élus comme Rima Hassan, Manuel Bompard et Jean-Luc Mélenchon.
Un message fort pour une société unie
"Nous partons de Barbès, symbole d'un quartier populaire et multiculturel", a affirmé Bally Bagayoko. "Nous représentons la Nouvelle France que nous espérons tous." Les discours ont encouragé les participants à faire front collectif contre les inégalités et les discriminations.
Alors que Paris et 34 autres départements étaient placés en vigilance rouge canicule, certains manifestants, comme Loïc Clain, ont exprimé leurs craintes concernant la normalisation du racisme en France. À ses côtés, Yelsha, une artiste de 28 ans, a exprimé l'importance de la visibilité des luttes contre toutes formes d'oppression à l'approche des élections.
Le concert, qui devait initialement être interdit, avait été autorisé par le tribunal administratif de Paris, affirmant que la décision du préfet de police n'était pas suffisamment justifiée. Cette victoire judiciaire a permis à la manifestation de s'inscrire pleinement dans un événement festif et engagé.







