Le dernier rapport sur l'état du climat en Europe, publié le 28 avril, révèle une réalité préoccupante : en 2025, 95 % du territoire européen a enregistré des températures annuelles supérieures à la moyenne. Des signes alarmants apparaissent aussi en mer, où la température augmente rapidement.
[Initialement publié le 26 avril 2026, cet article a été republié le 26 mai.]
“L'Europe se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale,” rapporte Green & Blue. Ce constat, issu de la récente édition du rapport sur l'état du climat, est considéré comme l'un des plus “frappants”, en dépit de l'abondance des données alarmantes pour l'année 2025. “La nouveauté, pour ainsi dire, c'est que personne n'est épargné,” souligne le site d'information italien.
Aujourd'hui, au cours de l'année 2025, marquée comme l'une des plus chaudes depuis le début des relevés, presque toute l'Europe (95 %) a surpassé la moyenne des températures calculées entre 1991 et 2020. “Une moyenne réévaluée à la hausse tous les dix ans, il convient de le rappeler,” note Le Temps. “L'évolution est très inégale géographiquement ; l'est, le sud-est et une partie du centre de l'Europe, incluant les Alpes, affichent une hausse de 0,5 °C à 1 °C par décennie depuis trois décennies,” ajoute le journal genevois.
En outre, The Guardian mentionne que “le Svalbard, l'un des lieux les plus touchés par ce réchauffement, a enregistré une hausse de températures trois à quatre fois supérieure à la moyenne européenne.”
Incendies ravageurs
Le rapport, élaboré par le service climatique de l'Union européenne (C3S) et l'Organisation météorologique mondiale, souligne également que 2025 a été marqué par la deuxième plus intense vague de chaleur enregistrée en Europe. Ces températures extrêmes ont provoqué des incendies dévastateurs, faisant rage sur plus d'un million d'hectares, un chiffre 4,7 % supérieur au précédent record établi en 2017.
Au-delà des températures de l'air, celles des mers perdurent à grimper. Les cartes présentées dans le rapport montrent que la température moyenne de la surface des océans européens a atteint un niveau record, avec 86 % des mers et océans côtiers ayant connu d'intenses vagues de chaleur marine.
Les énergies renouvelables en hausse
John Hyland de Greenpeace n'hésite pas à dire au Guardian : “Tous les indicateurs sont au rouge.” Il avertit que les objectifs climatiques de l'UE ne sont pas suffisants pour répondre à ses responsabilités vis-à-vis de la crise climatique. Il insiste avec force :
“Soit les gouvernements prennent des mesures urgentes pour abaisser leurs émissions de gaz à effet de serre, soit ils choisissent de réduire irresponsablement leurs critères, mettant ainsi en péril la santé et la subsistance de millions de personnes.”
Malgré ce tableau sombre, Le Temps relève quelques aspects positifs. En 2025, l'Europe a su bénéficier d'un ensoleillement légèrement supérieur à la moyenne, avec une augmentation de 6 % à 10 % de la production d'électricité solaire constatée dans plusieurs pays, dont la France et l'Allemagne. Ainsi, près de la moitié de l'électricité européenne provient désormais des énergies renouvelables.
Pour Green & Blue, ce rapport confirme qu'avec Copernicus, l'Europe a établi un cadre solide pour surveiller cette crise climatique. Les gouvernements pourraient, s'ils le souhaitent, fonder leurs politiques sur des données scientifiques fiables.







