Le BTP, l'industrie, les transports et l'énergie sont à l'honneur ce mardi à l'Elysée, où Emmanuel Macron a convié des leaders de divers secteurs pour discuter de l'électrification du pays. Cet engagement collectif vise à répondre à des enjeux environnementaux et budgétaires, notamment en réduisant la dépendance aux combustibles fossiles.
Après la récente publication d'un plan gouvernemental comprenant 22 mesures pour stimuler la consommation d'électricité en France, Emmanuel Macron a salué l'initiative en qualifiant les participants de "l'équipe de France de l'électricité". Parmi eux figurent des géants comme EDF, mais également des acteurs locaux tels que des plombiers et chauffagistes.
La stratégie du gouvernement est claire : diminuer les émissions de CO2 dans des secteurs clés tels que le transport routier et limiter la dépendance aux hydrocarbures, dans un contexte de volatilité des marchés du pétrole due aux conflits géopolitiques. Les énergies fossiles sont actuellement responsables de 60% de la consommation énergétique nationale, un chiffre que l'exécutif entend abaisser à moins de 50% d'ici 2050.
D'après Michel Gioria, directeur général du Serce, d'ici 2030, l'électricité devrait représenter 34% de la consommation d'énergie finale, contre 27% en 2024. "Nous voulons qu'électrification rime avec opportunité", explique-t-il, en soulignant l'importance d'intégrer des solutions durables dès maintenant.
Ce rendez-vous d'Elysée comprend deux tables rondes : l'une, animée par la ministre de la Transition écologique Monique Barbut, se concentre sur les solutions d'électrification pour les particuliers ; l'autre, sous la houlette de Maud Bregeon, évoque comment l'électrification peut booster l'économie.
Des figures importantes comme Xavier Duchemin (Stellantis France) et Michel-Edouard Leclerc prendront la parole, tandis que des innovations comme des tracteurs électriques seront exposées dans la cour de l'Elysée.
EDF, célébrant ses 80 ans, a annoncé un engagement de 240 millions d'euros pour cette transition, destiné à diverses initiatives allant de l'installation de pompes à chaleur à la mise en place de bornes de recharge pour véhicules électriques. "Nous avons un programme ambitieux sur trois décennies", déclare un représentant d'EDF.
En parallèle, le fournisseur Octopus Energy prévoit de déployer 10 000 pompes à chaleur dans l'année à venir, tandis qu'Electra vise l'installation de 1 000 nouveaux points de charge ultra-rapides par an d'ici 2030.
Le Serce, quant à lui, s'engage à embaucher 12 000 personnes et 3 000 apprentis par an pour soutenir cette transformation, en visant non seulement des zones urbaines mais aussi des secteurs agricoles connectés aux réseaux d'énergie.
"Nous devons attirer les jeunes vers ces métiers d'avenir", conclut M. Gioria, tout en rappelant l'importance d'un réseau de recharge bien implanté à travers le pays pour soutenir cette transition.







