Après une journée exceptionnellement chaude, la France s'apprête à connaître un nouveau pic de chaleur ce mardi, caractérisé par un "épisode caniculaire" exceptionnel pour ce mois de mai. Selon les autorités, cette vague de chaleur aurait déjà causé sept décès, et les températures devraient encore augmenter.
"Lundi a marqué le jour le plus chaud enregistré en mai depuis le début des relevés", a indiqué Météo-France dans son rapport matinal. L'indicateur thermique national, en vigueur depuis 1947, a atteint une moyenne de 24,6°C, un chiffre jamais observé en mai jusqu'à présent.
Météo-France a également alerté que les températures maximales pourraient varier entre 33 et 36°C dans les départements en vigilance orange canicule, et que cette journée s'annonce encore plus chaude que la précédente. Ce phénomène de chaleur intense s'intensifie, en lien direct avec les effets du réchauffement climatique, prévient l'institut.
À Rennes, où des températures peuvent atteindre 35°C cet après-midi, la chaleur transforme le quotidien. Un gérant de bar local constate : "On distribue beaucoup plus d'eau que d'habitude." Cependant, le personnel soignant, comme Katou Blaise, aide-soignante aux urgences, s'inquiète d'un manque d'équipement face à l'afflux croissant de patients âgés en déshydratation.
Huit départements de l'ouest de la France, y compris le Finistère et l'Ille-et-Vilaine, sont désormais en vigilance orange à partir de minuit. Ce niveau d’alerte a été intensifié par rapport à la vigilance jaune en vigueur depuis le début de cet épisode de chaleur.
Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a révélé sur TF1 que les autorités avaient enregistré sept décès liés directement ou indirectement à cette chaleur extrême, avec des victimes rapportées dans plusieurs départements. Des noyades ont également été signalées en Gironde et d'autres événements tragiques ont eu lieu lors d'activités sportives à Paris et Lyon.
Ce premier niveau d'alerte, déjà sans précédent en mai, devrait perdurer jusqu'à mercredi. Des prévisions alarmantes indiquent que si cette période de canicule se prolonge au-delà de trois jours, une déclaration officielle de canicule pourrait être émise, représentant un risque sanitaire pour la population.
Au-delà de la canicule, une réunion interministérielle dirigée par le Premier ministre Sébastien Lecornu est prévue pour jeudi, afin de discuter des mesures à prendre face à cette situation préoccupante.
Les températures excessives de ce week-end, causées par un "dôme de chaleur" engendré par des hautes pressions venant d'Afrique du Nord, ont conduit à plusieurs records de chaleur dans diverses villes, telles que Bergerac et Nantes.
Dans une vision à long terme, la France anticipe une hausse des températures de 2,7°C d'ici 2050, selon la trajectoire climatique établie par le gouvernement. Cela pourrait entraîner jusqu'à deux mois de canicule et un nombre élevé de nuits tropicales, surtout dans les régions nordiques.
Les autorités de santé s'alarment également d'un double phénomène de chaleur et de pollution à l'ozone, avec des dépassements de seuils pouvant affecter la santé publique.







