« Notre objectif est d'assurer le bon déroulement des enquêtes sans interférer avec le calendrier électoral », a déclaré Pascal Prache, chef du parquet national financier (PNF), lors d'une récente intervention sur BFMTV et RMC. Cette déclaration survient alors que le PNF est sous le feu des critiques, certains élus accusant l'institution d'agir comme une justice « politique » en période électorale.
Le PNF a été établi en 2013 et son rôle est souvent débattu dans le paysage politique français. Prache a insisté sur la nécessité de mener les investigations rapidement, en respectant la loi. Il a précisé : « Nous essayons de faire en sorte que les délais d'enquête impactent le moins possible le calendrier électoral ».
Toutefois, il a reconnu que la gestion des enquêtes pourrait être complexe : « Nous ne contrôlons pas toujours tous les éléments. Les services d'enquête et les divers acteurs impliqués influencent l'évolution du calendrier judiciaire ». Le PNF a récemment rouvert une enquête concernant Edouard Philippe, ancien Premier ministre et candidat potentiel à la présidentielle de 2027, sur des accusations de détournement de fonds publics et de harcèlement moral au sein de la communauté d'agglomération du Havre.
Prache a indiqué qu'une enquête préliminaire avait été ouverte suite à une plainte déposée fin 2023 et a ajouté que la constitution de partie civile entraînait automatiquement l'ouverture d'une information judiciaire. Il a également mentionné la vigilance nécessaire en période préélectorale : « Nous devons être attentifs aux tentatives d'instrumentalisation du système judiciaire », a-t-il souligné.
Le parquet national financier se retrouve donc à un carrefour : garantir une justice indépendante tout en naviguant dans un environnement politique chargé. À mesure que la présidentielle de 2027 approche, l'institution devra équilibrer ses responsabilités légales avec les exigences liées au calendrier électoral.







