Le 6 mai dernier, Julien Le Guet, porte-parole du collectif "Bassines Non Merci", a reçu une condamnation de six mois de détention à domicile, une décision qui a bouleversé le militant et ses soutiens. Jugé en appel par la cour de Poitiers, il est reconnu coupable de faits survenus lors des manifestations anti-bassines à Sainte-Soline (Deux-Sèvres) en 2022.
"C'est un choc", a déclaré Le Guet après le verdict, appréhendant la gravité de la peine. Il a été condamné pour plusieurs infractions, dont des incidents liés à des manifestations où il a été accusé de participation à un collectivité, menaces de destruction et vol d'un outil de jardinage. En conséquence, il devra porter un bracelet électronique pendant sa détention à domicile, et verser 1 500 euros de frais de procédure.
Par ailleurs, la cour lui a imposé une interdiction de paraître à Sainte-Soline et Mauzé-sur-le-Mignon pendant une période de trois ans. Cette sentence, qui marque un tournant stratégique pour le collectif, soulève des questions sur la politique judiciaire à l'égard des mouvements environnementaux en France.
A nouveau devant la justice fin juin
Malgré cette sanction, Julien Le Guet a été relaxé pour d'autres dégradations suspectées lors de manifestations antérieures. Toutefois, son combat judiciaire n'est pas terminé : il sera à nouveau convoqué à Poitiers le 29 juin pour répondre à des accusations de diffamation à l'égard d'un colonel de gendarmerie. Selon des experts juridiques, ces affaires mettent en lumière la tension croissante entre les mouvements sociaux et les autorités, un thème récurrent dans le paysage judiciaire français.
Les répercussions de cette décision seront à suivre attentivement, notamment par rapport à la mobilisation autour des questions d'écologie et de gestion des ressources en eau dans le pays.







