Conflit à Saint-Denis : le préfet demande à Bally Bagayoko de réaccrocher le portrait de Macron

Le maire LFI de Saint-Denis refuse de remettre le portrait de Macron, suscitant la controverse.
Conflit à Saint-Denis : le préfet demande à Bally Bagayoko de réaccrocher le portrait de Macron
Le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, avait indiqué avoir retiré le portrait officiel d'Emmanuel Macron de son bureau. (Archives) LP/Olivier Lejeune

Le préfet de Seine-Saint-Denis, Julien Charles, a demandé à Bally Bagayoko, le maire de Saint-Denis, de rétablir le portrait d’Emmanuel Macron dans sa mairie. Cette demande fait suite à la décision du maire, qui avait retiré le portrait, affirmant que « la République n’était pas en capacité de corriger les inégalités ».

Malgré le fait que le maire ait le droit de prendre cette décision, le préfet soutient que l’affichage du portrait du président est une tradition républicaine. Dans un courrier publié sur les réseaux sociaux, il précise que cet accrochage n’est pas une obligation légale, mais que c’est un usage symbolique destiné à rassembler les citoyens autour des institutions, transcendant les clivages politiques.

« À l’instar du drapeau tricolore et de la Marianne, c’est un symbole républicain », a souligné le préfet, invitant Bally Bagayoko à reconsidérer sa position et à respecter cette tradition. Le maire a confirmé sur LCI, juste après ce courrier, sa décision de retirer le portrait, anticipant un avenir politique différent avec un changement de leadership à gauche souhaité.

En effet, Bally Bagayoko a évoqué un « coin » où est désormais rangé le portrait, « en attendant l’avènement d’une gauche de rupture », citant Jean-Luc Mélenchon comme un potentiel futur président. Bien qu’un amendement pour rendre obligatoire l’affichage du portrait ait été discuté en 2023, il n’a jamais été appliqué.

Face à cette situation, des experts politiques estiment que cette controverse illustre mieux les tensions actuelles sur la représentation et la symbolique dans la politique française. Selon le politologue Thomas Guénolé, « la décision du maire est une déclaration politique en soi, reflétant un désaccord profond avec la présidence actuelle ».

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