Une étude récente menée par la Commission australienne des droits de l’homme révèle que le racisme est profondément ancré dans les universités australiennes. Réalisée auprès de 76 000 étudiants et membres du personnel, cette enquête met en lumière des comportements racistes quotidiens, allant des insultes verbales aux agressions physiques, comme l'indique le rapport diffusé par la chaîne ABC.
Selon les résultats, plus de 70 % des répondants ont subi ou été témoins de comportements racistes. Des groupes spécifiques, comme les étudiants juifs et palestiniens, se distinguent, car 90 % d'entre eux rapportent des expériences de racisme. D'autres communautés, notamment celles des Premières Nations et des étudiants d'origine asiatique, rapportent également des taux d'incidents supérieurs à 80 %.
Malheureusement, seuls 6 % des victimes de telles agressions ont déposé plainte, invoquant des craintes de représailles et un manque de confiance dans les structures institutionnelles. Giridharan Sivaraman, le commissaire en charge de la lutte contre la discrimination raciale, a décrit cette situation comme étant un racisme systémique. Il a partagé l’anecdote d’un Aborigène dont la plainte a été classée après un an d’attente, le personnel universitaire déclarant : "Nous ne pouvons pas donner suite à votre plainte car plus de 12 mois se sont écoulés depuis les faits." Une situation qualifiée de "quasi kafkaïenne" par Sivaraman.
Cette étude, intitulée Racism@Uni, fait suite à la tragique fusillade de Bondi Beach, survenue le 14 décembre, qui a coûté la vie à 15 personnes lors d'une célébration de la fête juive de Hanoukka. Cette attaque, considérée comme inspirée par l'État islamique, a mettant davantage en lumière la montée des actes de violence et de discrimination dans le pays, comme l'ont rapporté divers médias, dont Courrier International.







