Chems-Eddine Hafiz, recteur de la Grande Mosquée de Paris, a exprimé son inquiétude quant à l'exclusion d'une partie de la population lors des banquets du Canon français. Ses déclarations, relayées par Le Figaro, ont suscité de vives réactions parmi les élus et les organisateurs de l'événement.
Ces banquets sont souvent critiqués pour favoriser des dérives identitaires et racistes, comme l'a souligné France insoumise et divers élus de gauche. Lors d'une vidéo publiée le 29 avril, Hafiz a questionné les motivations derrière ces rassemblements : « Il y a une différence entre une communauté qui se rend visible parce qu’elle a souvent été invisible, et une communauté qui se rend visible pour rappeler aux autres qu’ici, en France, ils ne sont pas chez eux. »
C'est également dans ce contexte que Gilles Platret, maire divers droite de Chalon-sur-Saône, a défendu l'événement en répondant sur Sud Radio : « On a le droit de faire la fête sans être accusé d’exclusion. » Il a estimé que les critiques envers le recteur étaient infondées et que le banquet n'avait pas pour but d'exclure ceux qui ne consomment pas de porc.
Géraud de la Tour, cofondateur du Canon français, a aussi réagi, affirmant : « On commence à en avoir marre de cette politisation. Nos événements ne sont pas politisés et n’ont pas vocation à être le terrain d’affrontement des extrêmes. » Ses propos soulignent une volonté de maintenir le caractère festif des réunions, malgré les critiques persistantes concernant leur utilisation comme plateforme par l'extrême droite.







