Trois personnes sont actuellement en cours d'évacuation d'un bateau de croisière, soupçonné d'être un lieu d'infection au hantavirus, par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) ce mercredi. Un des passagers a par ailleurs été hospitalisé à Zürich en Suisse. Le navire, le MV Hondius, devrait ensuite se diriger vers les Canaries.
A bord de ce navire immobilisé dans l'Atlantique, trois individus ont présenté des symptômes liés au hantavirus, selon les déclarations de l'OMS. « Tous trois sont dans un état stable, dont un est même asymptomatique », a précisé la représentante de l'OMS au Cap-Vert. Cette opération d'évacuation devrait permettre au MV Hondius de quitter les eaux du Cap-Vert, où il est ancré depuis dimanche dernier.
Un passager hospitalisé à Zürich en Suisse
En parallèle, le ministère suisse de la Santé a signalé qu'un passager du bateau avait été hospitalisé à Zürich, avec un test positif au hantavirus. « Cet homme voyageait sur le navire où plusieurs cas d'infections sont apparus », a-t-il été mentionné, en précisant que « lui et son épouse revenaient d'un voyage en Amérique du Sud fin avril ». Cependant, les responsables n'ont pas communiqué sur la période durant laquelle cet individu était à bord du navire.
Ce passager a été testé positif au virus des Andes, une souche de hantavirus trouvée principalement en Amérique du Sud et connue pour sa capacité à se transmettre entre humains. Le MV Hondius, qui arbore un pavillon néerlandais, comprend 88 passagers et 59 membres d'équipage venus de 23 pays différents, dont cinq Français.
Trois décès depuis le début de la croisière
Depuis le début de cette croisière, l'OMS a rapporté le décès de trois personnes : un couple néerlandais et une touriste allemande. Les infections par le hantavirus peuvent provoquer des syndromes respiratoires aigus. Actuellement, le MV Hondius devrait atteindre les îles Canaries dans un délai de trois à quatre jours, selon le ministère de la Santé espagnol. Une fois arrivé, un contrôle de santé sera effectué auprès des passagers et de l'équipage, qui seront ensuite rapatriés vers leurs pays d'origine.
L'OMS avance que les premiers cas pourraient avoir été contaminés avant d'embarquer, avec des transmissions interhumaines sur le navire. Maria Van Kerkhove, responsable du département de prévention et préparation aux épidémies de l'OMS, a insisté sur le fait que le risque pour le grand public demeure faible, précisant que la transmission ne se produit que dans des circonstances très proches. « Ce n'est pas un virus qui se diffuse aussi aisément qu'une grippe ou le Covid-19 », a-t-elle conclu.







