Ce vendredi 1er mai, l'intersyndicale a rassemblé plus d'une centaine de participants sur la place de la Capelle à Millau, dans le cadre de la Journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs.
Les drapeaux ont flotté au vent, témoignant de la détermination des manifestants. À cette occasion, Céline Tabariès, la secrétaire générale de l’union locale CGT de Millau, a rappelé les roots historiques de cette journée, fruit de luttes acharnées à travers le temps. Évoquant la situation actuelle, elle a souligné que "les travailleurs paient les crises actuelles" et a appelé l'État à intervenir, en dénonçant les profits colossaux réalisés par les grandes compagnies pétrolières. La demande de blocage des prix du carburant a également été mise en avant.
Gaëlle Brient, secrétaire générale de Sud Solidaires Millau, a plaidé pour une action collective contre la montée de l'extrême droite et le racisme, tout en mettant l'accent sur la nécessité d'une "paix juste et durable dans le monde", en référence aux conflits en cours au Moyen-Orient et en Ukraine.
Le 1er mai au cœur des débats
Les syndicats se sont réjouis de préserver l’esprit de la Journée du Travail. Selon Catherine Foucault, membre de l’union locale Saint-Affrique-Millau-Roquefort de Force Ouvrière (FO), "Le 1er mai est une journée de mémoire et de lutte. Aucune entreprise n’a fermé et aucune économie ne s’est effondrée à cause de ce jour férié. Les droits ne peuvent s’étioler qu’en l’absence de défense".
Alors qu’une proposition de loi visant à élargir les dérogations permettant à certaines entreprises, comme les boulangeries et supermarchés, de faire travailler leurs employés le 1er mai était discutée à l’Assemblée nationale, le gouvernement a finalement fait marche arrière, face à la pression des syndicats reçus au ministère du Travail le 13 avril dernier.
Il est à noter qu'une nouvelle proposition de loi visant à élargir les dérogations pour le 1er mai est en cours d'examen pour 2027 mais ne concernera que les "commerces artisanaux de proximité". Un dialogue social est désormais engagé avec les syndicats pour négocier un accord pour l’année à venir.







