Ce vendredi 1er mai, un boulanger de Domarin, situé près de Bourgoin-Jallieu, a été soumis à un contrôle inattendu de l'inspection du travail, risquant ainsi une amende de plus de 5.000 euros. En pleine journée internationale des travailleurs, il a eu la surprise de recevoir un coup de fil du Premier ministre, Sébastien Lecornu, qui est venu lui exprimer son soutien.
Eric Amieux, propriétaire du Pétrin Dauphinois, a partagé avec étonnement : "Il m'a appelé pour me soutenir après le contrôle de l'inspection du travail que j'ai eu ce matin." La situation a rapidement fait réagir le gouvernement, avec des informations rapportées par Franceinfo et Europe 1.
Eric, qui a ouvert sa boulangerie le 1er mai après plus de 30 ans d'expérience sans incident, a déclaré avoir été rassuré par le Premier ministre. "Il m'a dit de ne pas m'inquiéter et qu'il ferait tout pour éviter des sanctions", a-t-il rapporté.
Malgré le soutien de Lecornu, les inspecteurs lui ont informé que travailler avec des employés ce jour-là était illégal. "Ce n'est pas le Premier ministre qui décide", ont déclaré les agents, indiquant qu'ils avaient enregistré l'identité de tous les employés présents.
Des contrôles intensifiés dans l'agglomération grenobloise
Le Premier ministre avait publié un communiqué visant à instaurer une certaine tolérance envers les commerçants, mais ce dernier a été rapidement retiré suite à la forte réaction des syndicats. Jean-Pierre Farandou, Ministre du Travail, a précisé que les inspecteurs agissaient de manière indépendante. "Ils doivent s'assurer que les conditions de rémunération et de volontariat soient respectées", a-t-il précisé.
Ce vendredi matin, une quarantaine d'inspections ont été effectuées dans l'agglomération grenobloise pour vérifier la conformité des commerces avec les lois en vigueur. Ces contrôles se sont concentrés autour de la place Sainte-Claire et dans d'autres zones commerciales comme celle de Neyrpic à Saint-Martin-d'Hères et Saint-Egrève.







