Avec l'arrivée des beaux jours, la saison des mariages débute et se multiplie tout au long du printemps. Bien que ces événements soient généralement joyeux, les coûts associés aux déplacements et la fatigue engendrée amènent certains invités à redouter cette période festive. Pourtant, plusieurs ont mis en place des stratégies pour faire face à cette surenchère de célébrations.
En 2024, Héloïse, trentenaire originaire de Nîmes, a prévu d'assister à un mariage chaque mois entre mai et septembre. Elle se remémore son "tour de France et d'Europe" : "Il a fallu aller à Toulon, en Bretagne et même en Sicile!" Au total, elle s'attend à débourser environ 1.500 euros pour ces heureux événements, sans compter les nombreux déplacements. Selon l'INSEE, la période de juin, juillet et septembre 2023 a été particulièrement intense en mariages.
Certaines célébrations entraînent des trajets à l'échelle mondiale. Aurélie, 32 ans, vit à Grenoble et partage son témoignage depuis les Philippines, où elle a voyagé pour le mariage de deux amis. "La mariée vient d'ici, mais quand nous avons reçu l'invitation, nous avons hésité sur la marche à suivre!" Il y a deux ans, elle avait déjà pris un vol pour l'île Maurice pour une fête similaire. Financé par un voyage en famille, cela lui a coûté près de 5.000 euros. "C'était un budget que nous n'aurions pas forcément planifié sans cette invitation!"
Un mariage à Périgueux le mardi, un autre en Vendée le samedi
Pour éviter un voyage autour du globe, certains invités se retrouvent à enchaîner des mariages à un rythme effréné. Laure se souvient d'un moment où elle a dû participer à un mariage à Périgueux le mardi soir, puis à un autre en Vendée le samedi suivant. Pour faire face à ces déplacements, il est souvent nécessaire de prendre des jours de congé. Hannah et son mari ont reçu deux invitations à une semaine d'intervalle, rendant leur présence à l’un d’eux impossible par manque de temps.
La fatigue s'ajoute inévitablement au transport. Aurélie, une autre invitée originaire de la région parisienne, évoque : "Les week-ends sont vite remplis, et il faut un temps considérable pour récupérer!" Elle a quatre mariages prévus cette année, dont le sien. La difficulté de reprendre le rythme au travail après une telle fête n'échappe pas aux collègues. "Quand on dit qu'on est fatigué à cause d'un mariage, les gens comprennent, contrairement à si c'était un week-end de musique techno !"
Le coût caché des célébrations
Si la fête est source de joie, elle a surtout un coût. Les déplacements, la tenue vestimentaire, et les cadeaux pour les mariés pèsent sur le budget des invités. Aurélie souligne : "C'est un budget qu'il faut anticiper !" Louise, 33 ans, a partagé une expérience amère : l'année où elle a acheté un appartement, elle a été invitée à trois mariages et trois enterrements de vie de jeune fille. "C'était un honneur d'être invitée, mais financièrement, cela a été un défi !"
Pour gérer ces défis financiers, certains invités, comme Laure, développent leurs propres astuces. "Nous avons commencé à utiliser Blablacar pour les déplacements en voiture," raconte-t-elle. Concernant l'hébergement, elle a souvent opté pour le camping, bien que cela lui ait parfois causé des désagréments. En ce qui concerne les cadeaux, elle essaye d'étaler ses dépenses tout au long de l'année. Cela aide à alléger le fardeau financier et, par le passé, elle a même dû jongler avec sept mariages en une année, tout en planifiant le sien.







